Mercredi 15 novembre 2006
publié dans : DSK2007

Cambadelis soutien DSK
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Mercredi 8 novembre 2006
publié dans : DSK2007
Bonjour à tous,

Je vous invite à nous retrouver dimanche 12 novembre à 17h gymnase du complexe sportif des Maradas, à Cergy, pour le dernier grand meeting de DSK avant le 1er tour de l'investiture.

Les informations pratiques sont ici.

A Dimanche.

JCC.
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Mardi 31 octobre 2006
publié dans : DSK2007

J'ai été la cible de calomnies après le meeting de jeudi dernier au Zénith. J'ai adressé une lettre aux adhérents de ma section dans le 19ème arrondissement de Paris.

Chère Camarade, Cher Camarade,

On m'avertit à l'instant que les militants de notre section sont contactés par d'autres camarades qui les enjoignent à "sanctionner Cambadélis et Bartolone pour ce qu'ils ont fait à Ségolène Royal au Zénith" en rejoignant le comité de soutien de la candidate Royal dans le 19ème arrondissement. Puisque l?on perd son sang froid, une mise au point s'impose !

Malgré les attaques et les calomnies dont j'ai été l?objet au lendemain de cette soirée du Zénith, j'avais décidé de ne pas réagir, d'abord parce que mon seul adversaire est la droite et persuadé que j'étais que le bon sens l'emporterait. J'ai simplement demandé à Arnaud Montebourg qui affirmait détenir des preuves de ma responsabilité, aux côtés des amis de Laurent Fabius, dans la bronca qui était montée tout du long de l?intervention de Royal de bien vouloir les produire. Dois-je vous dire que Arnaud m?a indiqué de vive voix que l'on avait déformé ses propos !

Je n'ai pas non plus voulu réagir ni aux quelques courriels pour le moins haineux reçus, ni au communiqué de Roger. Comme je n'ai pas réagi aux appels à manifester sous les fenêtres de Lionel Jospin s'il venait à se présenter, de la part de Christophe Caresche, ou aux attaques de Arnaud Montebourg indiquant que ce sont DSK et Laurent Fabius qui portent la responsabilité, en tant que Ministres de l'économie et des finances, de l'échec de 2002. Ou encore aux admonestations de Julien Dray à mon égard, car cela fait simplement 30 ans que cela dure ; Et qui n'a pas subit un jour ou l'autre la vindicte de notre porte parole n'a jamais fait de politique. Avec « Juju », c'est comme l'orage, cela passe aussi brutalement que c'est arrivé. C'est pour cela qu'on l'aime tous !

La polémique née du débat du Zénith aurait pu en rester là, elle n'aurait même pas dû être une différence d'appréciation.

Mais il en a été autrement, et l'on exploite une polémique née de la volonté de faire passer pour une manipulation ce qui ne fut qu'une expression démocratique ! Si mon nom n'était pas le principal argument de cette exploitation, j'aurais pu laisser dire et m?en remettre à l'esprit critique des militants. Si mon arrondissement et la section dont je suis adhérent n'étaient pas la cible de cette escroquerie, je ne serais pas sorti de mon silence. Si l'enjeu n'était pas la désignation par le Parti Socialiste de son candidat à l?élection Présidentielle, je ne vous aurai pas adressé cette mise au point.

La fin ne justifiera jamais les moyens. Le mensonge, la manipulation sont des armes de « destruction massive » pour notre parti et nos valeurs.

Un débat c'est comme un vote, il faut en accepter l'issue ! Je vous le dis, lors du débat au Zénith, il n'y a aucune manipulation ! Tous ceux qui le souhaitaient ont pu entrer dans la salle et suivre les interventions des trois candidat-e-s, s'il y avait eu bourrage de la salle on aurait refusé du monde ! Pire, vraisemblablement sur consigne du national et de la fédération il n'a été procédé à aucune vérification de l'adhésion au PS des personnes venue. N'est-ce pas étonnant pour un meeting à huis clos réservé aux seuls adhérents du Parti Socialiste ? Pour le reste, les faits sont pourtant connus :

- Les supporters de Ségolène ont scandé son prénom à l'arrivée des trois candidats,

- Laurent Fabius est monté à la tribune sous des applaudissements nourris, une bronca a été lancée contre lui sur l'Europe,

- Ségolène Royal a été indéniablement la plus ovationnée à sa montée à la tribune, que lors de son intervention où elle a voulu persister et signer sur des thèmes secondaires au regard de la présidentielle,

- DSK, très correctement accueilli à sa montée à la tribune, chahuté à son tour sur l?Europe, il a emporté petit à petit l'adhésion de la salle à son discours. Et c'est, peut-être, ce qui doit être caché à l'opinion.

- Tout cela est resté bon enfant au regard de ce que nous avons vécu dans le PS.

Pour ceux que ma parole seule pourrait ne pas convaincre, j'indique que les enregistrements audio des 3 discours sont disponibles sur Internet:

Enregistrements sur dailymotion :

> DSK : http://www.dailymotion.com/Razzye/video/xk0w3_dominique-strausskahn-au-zenith

> Fabius : http://www.dailymotion.com/video/xk0zc_laurent-fabius-au-zenith

> Ségolène : http://www.dailymotion.com/video/xk0zc_laurent-fabius-au-zenith

Je m'inquiète qu'on veuille imposer une fausse image du débat alors que chaque candidat est venu présenter sa candidature et ses priorités pour le pays devant les militants de Paris et de la Région Parisienne. Je m'inquiète que l'on veuille faire passer l?échec d'une intervention pour une manipulation. Et je préfère l'attitude de Ségolène Royal qui prône « la réconciliation » et enjoint ses partisans à ne surtout « pas blesser ni diviser car il faudra demain se rassembler ».

Je mets au défi, je dis bien au défi, ceux qui m'accusent de présenter le début d'une preuve. Personne n'a aujourd?hui la capacité de faire des salles. Ces méthodes sont d'une autre époque. Il faut accepter de dire qu'il y a des positions qui ne passent pas. Je ne suis ni responsable des déclarations de Ségolène Royal provoquant la polémique ? elle a d'ailleurs réajusté depuis son propos - ni de sa baisse dans les sondages. Et on m'accordera que je n'ai, jusqu'à présent, déployé que des arguments politiques et jamais polémiques.

Je connais bien notre section, nos militants. Je les sais dévoués à l'union. Je ne suréagit pas, car je sais, au fond, que nos principaux dirigeants ne croient même pas à ces « bobards ». J'ai le souci que notre section reste, au-delà du débat, unie. Car il y a des échéances qui nécessiteront la rassemblement. Les polémiques ont sait comment cela commence, on ne sait jamais où cela s'arrête.

Gardons confiance et sérénité en notre démocratie interne. Je réagis aux débordements et pas aux débats ;  Où, j?écoute, j?apprends toujours des autres. L'ex-communication, l'anathème et les fatwas n'ont jamais fait parti de mes réflexes politiques. Je ne vais pas commencer aujourd?hui.

Alors, soyez libres ! Faites vous une opinion sur le fond ! Et puis nous serons bien tous ensemble dans le combat pour faire gagner le candidat quel qu'il soit. Et là vous savez que l'on comptera sur moi peut-être plus que sur d'autres.   

Amitiés socialistes.

Jean-Christophe Cambadélis

 

 

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Mercredi 25 octobre 2006
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"Le Député Strauss-Khanien, Jean-Christophe Cambadélis a estimé que Ségolène Royal avait été mise "sur la défensive" lors du débat télévisé mardi soir avec Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.

"Comme on dit au football, les trois ont hissé leur niveau de jeu. Pour autant, Ségolène Royal était sur la défensive, Laurent Fabius offensif mais hors jeu, et Dominique Strauss-Kahn constructif: il a réussi à donner un sens à la refondation républicaine qu'il préconise"
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Jeudi 12 octobre 2006
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Retrouvez ici la profession de foi de Dominique Strauss-kahn en pdf.

JCC

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Jeudi 5 octobre 2006
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Retrouvez le podcast vidéo de son intervention lors de son meeting de lancement de campagne à Alfortville mercredi 4 octobre ---------------> ICI
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Mercredi 4 octobre 2006
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Bonjour,

L'intervention de DSK à l'occasion du grand meeting de soutien d'Alfortville ce soir sera retransmise en direct sur LCI à partir de 19h30.

Bonne écoute à toutes et à tous.

JCC
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Mardi 3 octobre 2006
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Mardi 3 octobre 2006
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Bonjour, ci-dessous, l'interview de Dominique Strauss-Kahn dans Ouest-France, édition du 29 septembre:

DSK :
"POURQUOI JE SUIS CANDIDAT"


Êtes-vous candidat à la présidentielle devant les militants socialistes ?

Oui, je dépose demain ma candidature. J’ai écouté les Français, sillonné le pays depuis plusieurs années. Je crois que la France est confrontée à des défis de grande ampleur. Moi, je dis : la rupture, c’est avec la politique de la droite qu’il faut la faire. Le moment de la vérité est venu. Ce qui est en cause, ce sont des choix qui marqueront pour longtemps la vie de chacun d’entre nous, de nos enfants et de nos parents.


Y pensiez-vous tout petit ou en vous rasant ?

Non. Avant de faire de la politique, j’ai enseigné l’économie, et je continue d’ailleurs de le faire ! Donc, pour moi, il ne s’agit pas d’une ambition que j’ai pu former tout petit. C’est une conviction qui s’est affirmée progressivement depuis le 21 avril 2002. Et quand je vois l’état de la France aujourd’hui, c’est maintenant, pour moi, un devoir. Maintenant une phase nouvelle commence. Elle va nous permettre de parler enfin des vrais sujets et je m’en réjouis.


Lionel Jospin a renoncé à être candidat. Qu’est-ce que cela change pour vous ?

C’est un retrait, je souhaite que ce ne soit pas une retraite. Sa voix compte et comptera. Il a été fidèle à lui-même, c’est-à-dire cohérent : il avait fixé des conditions pour être candidat et il a constaté qu’elles n’étaient pas remplies. En même temps, il a, je crois, contribué à éclairer nos débats en portant une certaine vision de la politique que je partage et que je veux faire vivre.


En quoi, à vos yeux, seriez-vous le mieux à même de combattre Nicolas Sarkozy ?

Il faut quatre conditions pour le combattre efficacement. Être rassurant, car il inquiète. Être rassembleur, car il divise. Défendre l’intérêt général contre les clans. Être porteur d’un projet ancré dans ce que la France a de meilleur en rejetant « la rupture » qui n’est qu’une importation du modèle américain.


Vous voulez être le candidat du renouveau de la social-démocratie. Mais ce gène-là existe-t-il dans la gauche française ?

Oui, non seulement le Parti socialiste est social-démocrate mais la France elle-même est très largement social-démocrate... sans le savoir ! Moi, le social est ma priorité et la démocratie ma méthode. Je suis un réformiste qui veut transformer petit à petit notre société, qui sait qu’il faut créer de la richesse pour pouvoir en redistribuer, qui souhaite lutter contre les inégalités en les attaquant à la racine. Le réformisme demande du temps. Je veux une gauche durable.


Avec qui le PS devra-t-il gouverner s’il l’emporte ?

Avec la gauche ! Évidemment !


Peut-il y avoir un rassemblement de la gauche sans programme de gouvernement ?

Non. Nous ne devons pas nous limiter à des accords électoraux. Si nous voulons faire renaître l’espoir, il faut avoir plus d’ambition. Pensez-vous être le mieux placé pour rassembler la gauche ? Oui et même doublement ! Au sein du Parti socialiste, car je suis au point de rencontre de l’innovation et de la tradition socialiste. Au sein de la gauche, car j’assume clairement mon identité social-démocrate et je respecte depuis toujours toutes les autres sensibilités. La gauche a su se rassembler plusieurs fois : contre le CPE, contre l’expulsion des enfants sans papiers et, à mon initiative, contre l’article de loi sur les « bienfaits « de la colonisation et pour le réseau Enfants sans frontières.


La dispersion des candidatures à gauche ne risque-t-elle pas de reproduire un autre « 21 avril » ?

C’est un risque. Je sens encore dans l’électorat de gauche le souvenir brûlant du 21 avril et la volonté de ne jamais le revivre. Je ferai tout pour créer à gauche la dynamique permettant de la conjurer.


Le budget 2007 réduit sensiblement le déficit. C’est difficile à attaquer pour un ancien ministre des Finances ?

Pas du tout ! Depuis cinq ans, la France est mal gérée. Cinq ans de perdus : la dette augmente, le chômage n’a pas baissé, le déficit de la Sécurité Sociale a explosé. C’est aussi pour cela que les défis que nous devrons affronter après 2007 sont si difficiles. Sachons - enfin ! - dire la vérité aux Français. On peut être ambitieux pour son pays sans lui faire de fausses promesses. La règle est simple : ne prenons que les engagements que nous pourrons tenir. C’est en tout cas ce que moi je ferai.


Le financement des retraites reste un problème central. Est-il raisonnable de plaider pour l’abrogation de la loi Fillon ?

Les régimes de retraite continuent d’accumuler les déficits. La loi Fillon n’a pas résolu le problème de financement, mais elle a accru les injustices. Je remettrai tout à plat - mais soyons honnêtes : il ne sera pas possible de revenir aux trente-sept années et demie de cotisations pour tout le monde. Je demanderai une négociation avec les partenaires sociaux pour tenir compte notamment de la pénibilité des différents métiers et du montant des petites pensions.

Si vous étiez à l’Élysée, comment aborderiez-vous la question du Proche-Orient ?

Je suis choqué par l’incapacité de l’Europe à se faire entendre dans le processus de paix. Lors de la crise de cet été, le président de la République française avait l’occasion d’utiliser la traditionnelle présence de notre pays au Liban pour faire avancer des propositions au nom de l’Europe. Le modèle européen peut en effet servir d’exemple. Voilà des peuples, la France, l’Allemagne, qui se sont combattus pendant des décennies et qui ont réussi à surmonter leurs haines, jusqu’à créer un espace où les conflits se règlent autour d’une table, par le débat et par le droit. Porteurs de ce modèle, nous avons un rôle particulier à jouer, et nous ne le jouons pas !


Par quelle autre initiative, l’Union européenne devrait-elle reprendre sa marche en avant ?

Ce sera, pour moi, une priorité de tous les instants. Je veux que la promesse, originelle, de réussite économique soit satisfaite et c’est loin d’être le cas. Et je ne renonce pas à doter l’Union d’un projet politique : je souhaite que le modèle social européen soit, pour tous les pays dans le monde qui accèdent à la démocratie, une alternative crédible au modèle américain.

Recueilli par Jean-Yves BOULIC, Paul BUREL, Didier EUGÈNE et Roland GODEFROY.

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