Dimanche 29 juin 2008
publié dans : Parti Socialiste
Ce matin, lors d'une conférence de presse, j'ai presenté avec Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg la contribution "Besoin de gauche" que nous déposons dans le cadre du congrès de Reims du PS.

Cette contribution est signée par plus de 35 parlementaires, 12 premiers fédéraux, 8 présidents de conseils généraux, 3 présidents de région, près de 2.000 signataires, plus de 40 signatures du Conseil national.

> Vous pouvez télécharger la contribution générale ici
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Mercredi 28 mai 2008
publié dans : Parti Socialiste

Interrogé par l'AFP, Jean-Christophe Cambadélis de Paris, a lancé: "Ségolène Royal a l'oukase facile! Mais le plus indiscipliné n'est pas celui que l'on croit: il vaut mieux dire la vérité sur le PS et la précipitation de Ségolène Royal (à se déclarer candidate au poste de premier secrétaire) que de tirer nuitamment la sonnette de François Bayrou malgré l'hostilité de son parti", a-t-il dit en référence aux tentatives d'alliance avec le leader centriste entre les deux tours de la présidentielle.

 

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Vendredi 23 mai 2008
publié dans : Parti Socialiste
Le Pôle des Reconstructeurs est né à l'initiative de plusieurs sensibilités du Parti socialiste pour sortir de la logique d'affrontement que nous connaissons trop bien. Nous voulons prendre à bras le corps la rénovation du PS et de la gauche en évitant les débats de personnes. Ces ateliers de la Rénovation constituent une première étape. Je vous invite à y participer.

DIMANCHE 1ER JUIN
DE 9H à 16H.
ENSAM - 151, Bld de l'Hôpital - Paris 13
M°Place d'Italie (Lignes 5,6,7) ou Campo Fornio(Ligne 5)
Bus: 57-67-83 - Station Vélib': Place d4italie et 112, Bld de l'Hôpital


Le Programme:


9h: Accueil par le Maire du 13ème arrondissement

9h15: Retour sur la déclaration de principes du P.S

10h-11h30: Nous voulons prendre au sérieux la rénovation de la gauche et du P.S

11h30-13h: Nous voulons un autre modèle de croissance crédible et réaliste dans la mondialisation

13h-14h30: Déjeuner Libre

14h30-16h: Nous voulons fonder un nouveau pacte républicain sur nos valeurs
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Jeudi 22 mai 2008
publié dans : Parti Socialiste
J'ai donné une inteview à LCI.fr, la voici.

Le député strauss-kahnien réagit au livre de Bertrand Delanoë. "Le débat sur le libéralisme a déjà été tranché", affirme-t-il, en réponse au maire de Paris. Le PS "n'a pas envie de choisir maintenant le candidat à la prochaine présidentielle", assure-t-il. Propos recueillis par Renaud PILA

 

LCI.fr : Dans son livre, Bertrand Delanoë appelle les socialistes à se réapproprier le libéralisme. Saluez-vous l'audace ou ce débat est-il daté ?

Jean-Christophe Cambadélis, député socialiste (strauss-kahnien) : Manuel Valls avait proposé de changer le nom du parti socialiste. Bertrand Delanoë semble lui en avoir trouvé un nouveau : le parti libéral... (rires) Je plaisante mais la conversion au libéralisme, c'est volontairement provocateur mais totalement ambivalent. De quoi parle-t-on ? Du courant philosophique des Lumières, du courant économique thatchérien ? Le débat n'est pas nouveau. Il a déjà été tranché. Cela s'appelle le socialisme des libertés. Cela a un autre nom, un joli nom, c'est l'émancipation. Il n'y a pas de quoi créer une polémique majeure. Il faut moins reconnaître le libéralisme que bâtir un nouveau modèle dans la mondialisation.

Ce que j'ai lu, seulement des extraits, manque un peu de précisions sur la nouvelle question sociale. Comment répond-on à la fragmentation des couches populaires ? Mais cela devrait pouvoir venir.

LCI.fr : Pour vous, "L'Audace" de Bertrand Delanoë répond à une question socialiste du passé ? Elle ne s'adresse pas aux Français ?

J.-C. C : L'audace fut qu'il se présenta. Quant à la réponse aux Français, elle est à définir. Espérons que nous puissions le faire ensemble.

LCI.fr : Avec cette conversion au libéralisme, Bertrand Delanoë ne cherche-t-il pas à incarner le message porté par DSK lors de la primaire interne du PS en 2007 ?

J.-C. C : C'est une possibilité mais cela demande à être étayé car je crois que celle-ci fut très largement critiquée par Lionel Jospin et ses amis. Je remarque aussi que l'on ne trouve pas trace de la social-démocratie, du réformisme radical dans la contribution présentée par Bertrand Delanoë il y a quelques jours. Je suggère donc une synthèse entre ce dernier et les contributeurs à sa contribution...

D'après les bonnes feuilles du livre, Bertrand Delanoë semble vouloir se convertir à nos thèses, ce qui n'était pas tout à fait au centre de sa contribution qui était d'un très grand classicisme.

LCI.fr : Le "reconstructeur" que vous êtes ne peut-il pas se réjouir d'un positionnement idéologique et non pas tactique ?

J.-C. C : Bertrand Delanoë aurait pu faire référence à d'autres que lui. Il n'est pas le premier à explorer le terrain. Si tout cela est conséquent, sérieux et s'articule autour de propositions concrètes, si tout cela débouche sur une nouvelle forme du parti, sur une critique de nos échecs en 2002 ou en 2007 ou sur des primaires au sein de toute la gauche, alors nous aurons à cheminer ensemble.

LCI.fr : "Pour être un bon socialiste, il faut être un bon manager". Reprendriez-vous ce type de vocabulaire ?

J.-C. C : Je comprends ce qu'il veut dire. Mais cette concession au langage anglo-saxon ne me semble pas nécessaire. J'aurais préféré que Bertrand Delanoë dise : "pour être un bon socialiste, il faut être un bon militant".

LCI.fr : Qu'est-ce qu'être un "bon militant" aujourd'hui alors ?

J.-C. C : Il faut chercher le collectif, se référer aux autres. Il faut avoir la démarche humble de celui qui chemine avec d'autres.

LCI.fr - On voit d'anciens soutiens de Ségolène Royal (Sapin, Collomb, Guérini) refuser aujourd'hui un affrontement Delanoë-Royal. Sentez-vous monter au PS une adhésion à votre démarche d'un premier secrétaire non présidentiable ?

J.-C. C : Je milite depuis le 30 août pour une non-présidentialisation du PS. Je constate que cette idée fait aujourd'hui son chemin. Le parti a envie de travailler, de se reconstruire, de s'opposer intelligemment. Il n'a pas envie de choisir maintenant le candidat à la prochaine présidentielle.

LCI.fr - Moscovici, Dray et peut-être Aubry, les postulants au poste de patron du PS sont nombreux... Comment et quand choisir alors le bon Premier secrétaire ?

J.-C. C : Nous en sommes au stade des contributions. Pierre Moscovici sera le signataire de la nôtre (NDLR : Socialisme et démocratie qui rassemble les amis de DSK). Il a beaucoup de talents et pourrait faire un excellent Premier secrétaire. Martine Aubry aussi évidemment dans un autre registre. Nous serons assez sages pour trouver celui qui sera le plus efficace.

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Mardi 20 mai 2008
publié dans : Parti Socialiste
PARIS, 20 mai 2008 (AFP)

Interrogé sur BFM, M. Cambadélis a souligné: "Nous avons des règles dans le PS. Normalement, le temps qui vient, c'est le temps des contributions. C'est le temps des militants, pas le temps des présidents, des présidentiables". (…) M. Cambadélis juge les candidatures Royal et Delanoë "respectables, intéressantes, qu'il faut faire prospérer", mais pour lui "la question posée avant tout (est): Répondez aux Francais".

Jugeant la maire de Lille Martine Aubry "très déterminée", M. Cambadélis a estimé: "C'est quelque chose qu'il faut prendre en compte".
  
Quant à Dominique Strauss-Kahn, M. Cambadélis a minoré ce que rapportaient certains de ses proches, sur sa détermination quant à sa candidature en 2012: "Il est à Washington. Il vient quand il a des réunions en Europe nous faire un petit coucou... Comme il nous a dit: "Vous savez de Washington, le problème de 2012 et du PS n'est pas la principales préoccupation du monde". Selon le député de Paris, le directeur général du FMI a dit à ses amis qu'"il ne manquerait pas" de "regarder" 2012 et "non pas de s'impliquer, comme il a été traduit par la presse". DSK "veut d'abord réussir ce qu'il fait avant de penser à ce qu'il devrait faire."
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Samedi 17 mai 2008
publié dans : Parti Socialiste
Ce matin sur France Info j'ai réagi après l'officialisation de la candidature de Ségolène Royal à la direction du Parti socialiste.



Ecouter l'émission

PARIS - Au lendemain de l'annonce de la candidature de Ségolène Royal à la direction du Parti socialiste, le député Jean-Christophe Cambadélis a dénoncé samedi la "querelle des ego" et la "course entre les présidentiables vraiment insupportable", jugeant que le PS se transformait en "une pétaudière".

"Ce n'est pas une surprise", mais "la méthode me choque", a déclaré le député de Paris sur France-Info au lendemain de l'annonce de Ségolène Royal. "J'ai vraiment l'impression qu'on est en train de transformer le Parti socialiste en une pétaudière".

Jean-Christophe Cambadélis a déploré qu'"on ne respecte ni les règles, ni le calendrier, ni les militants", car "le dépôt des contributions (...) ne doit intervenir que le 1er juillet, puis les motions le 13 septembre, puis il y a le Congrès, et au lendemain du Congrès on désigne le candidat à l'élection présidentielle".

Dénonçant "une gigantesque querelle des ego", l'"espèce d'autisme de nos dirigeants politiques" et "une course entre les présidentiables qui est vraiment insupportable", ce proche de Dominique Strauss-Kahn a estimé que le PS avait besoin d'une "orientation" et en a appelé au "débat d'idées". AP

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Mercredi 23 avril 2008
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Lundi 21 avril 2008
publié dans : Parti Socialiste
Téléchargez "Réponses à des militants !" en PDF


L'excellent Jean-Jacques Urvoas m'a fait parvenir le Procès Verbal de la section du Guipavas. De façon subliminale il me pointait le décalage entre nos préoccupations « nationales » et la réalité du terrain. Message reçu. J'ai décidé de répondre « aux copains » et pas « aux journaleux ».

Le 8 avril 2008 les socialistes Guipavoriens se sont réuni chacun y est allé de son analyse à propos du congrès du PS.

Isabelle : À l'issue des élections municipales et cantonales, le PS apparaît encore plus comme un parti d'élus locaux. Sa dimension nationale et sa capacité à offrir des perspectives, des projets pour la France et l'Europe doivent être impérativement affichées si la PS souhaite reconquérir le pouvoir. Le congrès devra servir à déterminer cette ligne.

Réponse : Je crois que le PS est semblable à une grande baleine échouée sur le sable. Dominant dans les régions, villes et départements, incapable de nager dans les eaux profondes de l'alternative à la droite. De quoi avons-nous besoin ? D'un cap, se sera la déclaration de principes qui nous sera soumise dans quelques jours. De réponses, ce devrait être le rôle du congrès.

La droite abîme la France, étrangle les français, s'attaque aux plus faibles. Le Parti socialiste doit présenter une ligne claire, des réponses innovantes, une stratégie performante. Sinon comme tu le sous entend, il sera plus confortable d'assurer des bastions locaux que de se lancer dans un combat national incertain. Il faut reconquérir le pouvoir car le socialisme ne saurait être viable s'il n'est que local.

Yvon : J'attends que le PS mette en place une machine de guerre pour gagner les prochaines élections nationales. Sarkozy l'a fait avec l'UMP. Il faut le faire avec le PS.

Réponse : Yvon tu as raison ! Mais il n'y a pas de machine de guerre efficace sans but de guerre clair, sans stratégie définie. Bref, il faut une boussole pour savoir où l'on va. Des idées claires, praticables plutôt que les brumes du combat de personnes.

Sarkozy a s'abord défini la rupture avec notre modèle social avant de rendre efficace sa machine.

Yann : Il faut que le PS affirme qu'il est la première force de gauche. Il faut qu'il redevienne un parti de gouvernement. Pour cela il faudra un débat politique afin d'arrêter une ligne directrice lisible et claire.

Réponse : d'accord avec toi yann. Le problème est comment définir une ligne « directrice lisible et claire ». J'en ai soupé de ces contributions, motions, textes totalisant qui cherchent à épuiser le débat plutôt que l'éclairer. J'en ai écrit tellement en vingt ans. Ce débat politique doit déboucher sur la clarté. Voilà pourquoi j'ai proposé de faire autrement pour le prochain congrès. 20 questions décidées par les socialistes. 20 réponses aux votes des militants des militants, 20 débats au congrès pour les trancher. Car enfin de compte les motions « fourre tout » sont le plus sûrs moyens de laisser les mains libres. Là nous définirons une ligne, des réponses, une stratégie. Pas besoin d'une ou d'un père fouettard, les principaux débats seraient tranchés. Il suffirait de faire vivre nos décisions. Le congrès suivant pourrait commencer par un rapport d'activités sur la mise en oeuvre des décisions.

Alain : Il faudra que le 1er secrétaire désigné à l'issue du congrès soit impérativement le candidat à la présidentielle pour éviter le spectacle de la dernière fois.

Réponse : Alain je ne te suivrais pas ! Pas seulement parce que c'est trop tôt. François Mitterrand, même 1er secrétaire, s'est déclaré quelques semaines avant l'échéance. Mais parce que nous sommes, tu le sais devant un vrai problème de leadership. Depuis le départ de Lionel personne ne s'impose. Le dirigeant désigné même avec 60% pour Ségolène est contesté. On pourra dire que le leader sera incontesté que le jour où il aura gagné la présidentielle. Pour le rendre moins incontestable, il n'y a que la solution des primaires dans notre électorat. Pour cela il faut ramener le calme au PS. J'allais écrire la confiance. Et en plus il faut trancher de nombreuses questions. Nous devons ouvrir un espace pour les présidentiables suffisamment tard pour ne pas être pollué,  suffisamment tôt pour être rassemblés un an avant l'échéance. Bref, il faut construire la dynamique de l'alternative plutôt qu'imposer un berger contesté !

Vincent : est également pour que le 1er secrétaire soit le prochain candidat à l'élection présidentielle. Il souhaite également que les têtes socialistes changent enfin, car ce sont les mêmes depuis des dizaines d'années !

Réponse : Vincent ! Les temps changent, les têtes aussi ! Où sont les Mauroy, Rocard, Chevènement, Mermaz, Mexandeau, Jospin etc. Des références évidemment, mais ils ne sont plus les leaders principaux du tendre drame que nous vivons. Non, de nouveaux leaders s'imposent, regardez Jean-Jacques Urvoas, la mutation est à l'ouvre. De toutes façons la voracité de « nouveaux » du système médiatique fait son ouvre avec encore plus d'efficacité que les militants !

Alix : En analysant les premières positions des futurs candidats au poste de 1er secrétaire, il semble qu'ils défendent le choix d'un candidat aux présidentielles différent du premier secrétaire du PS. Or ces positions sont en contradiction avec la base du part. Enfin, il faut attendre que le parti se mette en marche pour les prochaines élections.

Réponse : Alix faut-il attendre ? La tâche du 1er secrétaire sera de rendre efficace le PS tant du point de vue électoral que social. Mais il devra préparer les élections européennes qui vont être déterminantes. La radicalité dans l'austérité de Nicolas Sarkozy va provoquer une envie de « gueuler ».

C'est un moment que l'extrême gauche peut utiliser. Vous connaissez cela en Bretagne. Mais nous pouvons aussi être confrontés à des écologistes regroupés autour de Cohn-Bendit/Hulot. Si le PS est divisé à son congrès, s'il n'est pas clair sur l'Europe, nous connaîtrons de graves difficultés. Et puis il y aura les élections régionales. La droite veut déjà modifier le mode de scrutin. Je suis de ceux qui estiment que l'on devrait dire à Sarkozy que nous ne voterons pas la réforme de la constitution s'il touche au mode de scrutin aux régionales. Tu vois il y a du boulot pour bâtir une alternative.

Marie-Paule : Le parti fonctionne bien localement. Mais au sommet cela se gâte. Il existe un réel problème avec les têtes pensantes du parti.

Réponse : Marie-Paule, ce qui me frappe moi, c'est la convergence sur le fond - honnêtement les divergences sont dues au passé et pas au présent - les querelles d'accents - c'est-à-dire sur l'ampleur plutôt que sur la nature des réponses. - Les conflits de personnes -dus plus à la pipolisation de la politique qu'à de vraies divergences politiques.

Yvon : Actuellement la majorité et le gouvernement jouent tous les rôles : celui de la majorité mais également celui de l'opposition. Il faut que le PS regagne sa place de première opposition.

Réponse : Oui Yvon tu as raison. Mais notre problème reste la visibilité de notre opposition. Nous sommes au Parlement et pas sur le terrain. Où sont les campagnes, les meetings contre la vie chère ? Les pratiques militantes de mobilisation de l'opinion ? Et puis nous sommes devenu un parti de rejet et pas de projet. Une bonne opposition n'est visible que si elle est crédible et défends une alternative.

Alix : Il faut qu'à l'issue du congrès, il y ait une ligne directrice claire. Le Modem est le contre exemple, puisque faute de clarté et de lisibilité il s'effondre.

Réponse : Je te propose le triptyque suivant : notre identité d'abord, notre élargissement ensuite, les alliances enfin, là il n'y a pas de risque.

Florent : le Modem s'effondre effectivement, mais son électorat est toujours présent.

Réponse : Juste Florent ! Il faut donc une dynamique à gauche pour attirer et une alternative crédible pour convaincre. Telle est l'alchimie gagnante !

Vincent : Il faut être clair. Bayrou n'a jamais été un homme de gauche. On ne peut pas s'allier avec lui.
Réponse : Comme tu y vas Vincent ! Si on ne rassemblait que des hommes et des femmes vraiment de gauche, on aurait du mal à être majoritaires. Mitterrand n'a jamais eu de problème pour s'allier avec Robert Fabre, radical de gauche, qui n'était pas précisément de gauche et Léon Blum qui s'est allié avec le parti radical d'avant guerre. La question est de se rassembler sur quoi ?

Le « centrisme présidentiel » de Bayrou a pour but de nous supplanter au 1er tour de la prochaine présidentielle. Il faut le savoir ! Nous devons être devant ferme sur notre alternative, les mains tendues au second tour pour battre Nicolas Sarkozy ou son successeur.

Yves : Il est notable de remarquer une inversion lors de ces 20 dernières années. Il y a 20 ans, le PS était plus porté par des utopies tandis que la gestion locale était plus pour la droite. Aujourd'hui c'est l'inverse. La gauche gère localement et ne porte plus de messages, d'idées.

Réponse : Yves ne serais-tu pas à la recherche de « l'utopie concrète » ? Je te propose « penser l'utopie globale », « le traduire au national », « le décliner au local ».

Isabelle : Effectivement la gauche gère avec succès les collectivités locales. Elle en a du coup peut être perdu sa capacité à appréhender globalement. Mais ne faudrait-il pas que le PS s'inspire d'exemples locaux comme les socialistes bretons qui ont du construire de solides bases électorales sur leurs valeurs mais également en nouant des alliances. (cf. congrès fédéral de la rentrée 2007).

Réponse : Isabelle, j'aurais mauvaise grâce à ne pas te dire oui. Mais si le breton est solide, il est confronté parfois à quelques soucis électoraux - par exemple aux municipales - qui doivent le faire réfléchir.

Yvon : Il faudrait que le PS regagne les votes ouvriers et salariés qui ne vont plus voter.

Réponse : Mais Yvon comment pourrait-on te contredire ! La question est comment ? Je crois que c'est la crédibilité et l'efficacité dans et pour la justice sociale qui regroupera les couches ouvrières, et pas le populisme démagogique !

Marie-Paule : Pour cela, il faut que le PS existe localement et se montre pour susciter l'intérêt des citoyens.

Réponse : Marie-Paule, tu résumes parfaitement ce que doit être l'une des tâches de la nouvelle direction, un PS réformiste dans une économie de marché régulée dont la tâche sera de reconstruire un socialisme au quotidien au travers d'un esprit militant !

Henri : Il faut que le PS sorte de son parisianisme. Il y a des choses qui se passent ailleurs comme par exemple à l'ouest.

Réponse : Allez Henri, à l'ouest il y a du nouveau. Je plaisante ! Ta critique porte sûrement sur les « postures » souvent changeante, « l'impressionnisme médiatique et sondagier », « l'hyper réactivité aux débats Solférinesques », « le jargon technocratique et souvent suffisant », « l'absence d'écoute et encore plus de réponses ». Bref, ce contre quoi pestent les socialistes parisiens du 19ème arrondissement de Paris»

Merci à tous, merci à vous, à toute !
JCC

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Vendredi 18 avril 2008
publié dans : Parti Socialiste
Pierre Moscovici sera l'invité du grand jury RTL-Figaro-LCI le dimanche 20 avril à 18h30.
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Lundi 14 avril 2008
publié dans : Parti Socialiste
Le député PS Jean-Christophe Cambadélis, qui fait partie des reconstructeurs proche de Dominique Strauss-Kahn, a dénoncé lundi la "foire des égos quasi-insupportable" qui selon lui règne au PS en vue de la succession à François Hollande.

"Franchement, je trouve que le débat actuel est un peu lamentable", a déclaré M. Cambadélis sur Canal+ affirmant que pour sa part il n'était "pas du tout" candidat au poste de premier secrétaire.

"Il faut cesser ce débat mortifère sur qui sera le chef dans six mois et revenir au débat de fond, il faut bâtir une alternative crédible à la politique de la droite qui échoue aujourd'hui", a-t-il dit."Cette espèce de foire des égos est quasi-insupportable", a ajouté le député de Paris, déplorant que l'on réduise "tout le débat à une collection de jeunes hommes et de jeunes femmes de talent mais qui ne présentent pas ce qui devrait être l'alternative à Nicolas Sarkozy dans les années à venir".

Selon lui, cette situation "ne déplait pas" à François Hollande. "Cette relative pagaille lui permet d'être un point d'équilibre dans ce déséquilibre général", a estimé le député de Paris. "Je ne dis pas qu'il l'organise" mais "aujourd'hui dans cette foire des égos il se retrouve lui en position centrale", a-t-il ajouté.
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