A propos du 11 septembre
Le meurtre de masses du 11 septembre, perpétré par des terroristes intégristes, a provoqué la 1ère guerre nomade.
D’abord en Afghanistan avec le soutien de la communauté internationale puis l’Irak et le Liban.
Ce conflit tout autant à ciel ouvert que souterrain a affaiblit Al Quaïda, embourbé l’Amérique en Irak et soudé les Islamistes contre le monde occidental.
Le réflexe spontané de solidarité avec les Américains s’est transformé en une distance consternée vis-à-vis de l’administration Bush. Au-delà d’une guerre qui a fait déjà plus de morts que l’attentat du World Trade Center, c’est l’isolement de l’Amérique qui est l’immense gâchis du Président des Etats-Unis.
Nous sommes donc dans une étrange posture où nous ne pouvons souhaiter la défaite Américaine en Irak comme hier au Vietnam, tout en condamnant une politique qui loin de « vider l’eau du poisson » comme le plaident les stratèges du Pentagone, lui permet d’être comme un poisson dans l’eau.
A propos de la rupture dans la continuité
Hier Valéry Giscard d’Estaing voulait le changement dans la continuité. Sarkozy ressuscite le concept tout en réclamant de la rupture. Le ministre n’est pas devenu Giscardien mais il est confronté à un vieux souci. Comment concilier ses cinq ans au gouvernement et chevaucher la demande de renouvellement qui se nourrit de la fin des années Chirac.
Le point faible du candidat est là. S’il avait des solutions pourquoi ne les a-t-il pas mises en action au gouvernement ? Et si celles du gouvernement n’étaient pas les bonnes. Pourquoi est-il resté ? Pour utiliser les moyens du Ministère de l’Intérieur comme en ce moment aux USA ?
En tous cas la formule se veut habile. Elle ne fait que souligner le problème du prétendant.
Ce que rejettent les Français chez Chirac, au-delà même de sa politique, c’est son « inconstance inconséquente ». Nicolas va combiner cet inconvénient à la peur que provoque la rupture. Le refus de s’aligner sur la dérégulation libérale, revendiquée par Sarkozy, prendra la forme de la stigmatisation du bilan Chirac-Sarkozy.
A propos de François Hollande
Le 1er secrétaire du Parti Socialiste, François Hollande, est dans son rôle lorsqu’il réclame aux candidats à la présidentielle et à leurs partisans de la mesure.
Il devrait tout autant publiquement et pas seulement dans l’enceinte feutrée du Bureau national, rappeler à l’ordre ceux qui volontairement ou involontairement remettent en cause ce qui fait consensus.
On ne peut, tout à la fois stigmatiser les 35 heures, évoquer l’encasernement des jeunes délinquants ou appeler à la suppression de la carte scolaire, et provoquer ainsi un tollé. Puis se plaindre d’être interpellée. En tous les cas, je m’imagine mal me lever à chacune de ces déclarations en disant « Bravo ! » par simple souci de charité chrétienne.
Par contre on veut que Ségolène Royal dise sa vérité, elle le fait, pourquoi s’en plaindre. Par petites touches, la Présidente de Charente Poitou défend ce qui serait sa présidence. Les socialistes décideront si ces angles sont les leurs, même si ce n’est pas le projet socialiste. Mais que l’on ne nous dise pas que « contester ses déclarations c’est l’affaiblir », autant dire « pas de débat ». Il ne faudrait pas, au nom d’une aspiration légitime « préserver notre candidat », rendre les autres illégitimes.
A propos de la popularité
Il y a deux arguments opposés qui ne peuvent être notre raison. « Ségolène Royal est populaire donc elle est désignée » ou son contraire « la popularité de Ségolène Royal nous affaiblit ».
Franchement il vaut mieux être populaire pour mener un combat politique. Regardez Nicolas Hulot, sa popularité sans commune mesure avec les écologistes pourrait sans mal se substituer à ces derniers. Peu importe ce qu’il fait, dit, pense, et au compte de qui… seule la popularité compte. On ne s’intéresse pas, par exemple, au fait que sa fondation soit financée entre autres par Rhône Poulenc. Non, « l’autre Nicolas » est populaire, il peut faire gagner ceux qui rament depuis des années contre… Rhône Poulenc… entre autres.
Tout est là, il ne faut jamais être dupe de la popularité qui est organiquement hétérogène et cache des demandes contradictoires. Mais il ne faut pas être dans un aveuglement amer vis-à-vis de la popularité. Celle-ci est une indication pas une injonction.
Je me demande parfois quelle serait la réaction de certains contemplateurs de la popularité, si dans leur circonscription ou leur localité, un sondage désignait un autre qu’eux ? En encensant la popularité, on se prépare à de futures gueules de bois. On ne veut pas voir le caractère éphémère des perceptions électives. Et surtout on sous-estime la confusion des temps. En politique, cela est beaucoup plus grave que pour la grammaire. Les questions posées aujourd’hui ne sont pas celles de la cristallisation présidentielle. Il ne faut pas les ignorer. Il ne faut pas les stigmatiser. Il faut leur donner un débouché crédible. Encore une fois ne confondons pas le temps de l’interpellation et celui de l’élection.
A propos des sondages
Que Ségolène Royal soit populaire dans les sondages nul n’en doute… Mais qu’il soit nécessaire pour étayer ce fait, de tester Bernard Kouchner, Martine Aubry et François Hollande alors que tout le monde sait qu’ils ne sont pas candidats, émiettant ainsi toute opposition à cette dernière. Voilà qui met le doute !
A propos de François Bayrou
François Bayrou a induit que la mise en place du débat médiatique Ségolène Royal / Nicolas Sarkozy était dû aux groupes de presse détenus par des industriels vivant des commandes de l’Etat. Possible, mais est-ce aussi simple que cela ? Il suffit de lire « Marianne » ou d’écouter le service public. Il y a comme une évidence installée par des sondages dont chacun s’accorde à reconnaître qu’ils n’ont jamais prédit fiablement l’avenir politique.
Ce couple sondages/médias exclu toute autre interpellation. Il n’y a pas besoin de commander des papiers. Il suffit de commander un sondage qui répète à l’envie ce dont on a envie. Mieux la popularité se décline sur tous les sujets. Ségolène Royal qui est effectivement jolie, devient via les sondages la femme Française la plus sexy du monde, ou la meilleure économiste de France.
A propos de l’extrême gauche
Résumons : le PCF, la LCR, l’ultra gauche, les Verts, les Alternatifs et José Bové sont tous d’accord pour une candidature commune mais personne ne veut que cela soit l’autre.
Olivier Besancenot veut un accord sur le scénario avant de discuter du casting. Il s’agit de se mettre d’accord contre le PS. Colossale astuce ! Le PCF ou José Bové ne pouvant répondre « Oui » par réalisme –Ils ne souhaitent pas adhérer à la LCR – ou parce qu’ils ont des parlementaires. Il n’est pas bien difficile de trouver les raisons de la rupture et du lancement d’une campagne LCR. Au-delà des jeux tactiques qui font les délices de l’extrême gauche, les faits sont têtus. Le « Non au Traité constitutionnel n’a pas créé le clivage espéré dans la gauche. La lutte contre le social libéralisme n’a pas dégagé un espace électoral bien au contraire. La volonté de battre Nicolas Sarkozy et son libéralisme radical est plus forte que tous les positionnements radicaux. Ce mouvement percute le Marxisme Nihiliste qui semble aux commandes dans l’extrême gauche.
A propos du MJS
Patrick Menucci le dit, le Mouvement des Jeunes Socialistes c’est « l’école du vice ». Un ange passe ! Détournant le regard et se couvrant la tête « si Menucci le dit c’est qu’il en sait quelque chose ! »
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