Jeudi 28 septembre 2006
publié dans : Médias

Bonjour,

Je suis demain matin l'invité de la matinale de itélé à 8h17 précise et je répond aux questions de Michel Field sur LCI vendredi soir à 18h30.

à bientôt,

JCC

 

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Mercredi 27 septembre 2006
publié dans : Bloc-Notes
Sarko : la manip’

Et Nicolas Sarkozy fut pris de panique à son retour des Etats-Unis. Pour obtenir l’onction Bushiste lors d’un rendez-vous. Il dû mettre dans la balance une prise de distance vis-à-vis de la manière dont la diplomatie française avait conduit la France dans l’affaire de l’Irak. Cette mise en cause fut récompensée par une photo entre deux portes. Patatras ! Le cliché retenu fit sens ! Nicolas Sarkozy avait l’air d’un gamin hilare, heureux, en visite à Disney world.
 
Non seulement Nicolas Sarkozy donna l’impression de se placer sous la domination des Etats-Unis mais en un instant la polémique mina quatre années d’efforts. Comment incarner l’autorité alors que l’on est l’image même de la soumission. Et comme si cela ne suffisait pas, François Fillon croyant faire diversion, ouvrit la boîte des régimes spéciaux, provoquant colère des syndicats et rappel à l’ordre tout en onctuosité de Villepin. La querelle était ré-ouverte.

Il y a avait le feu dans la maison Sarkozy. Il fallait un évènement pour souffler les flammes. Un document « judicieusement » glissé dans un dossier de presse… permis de ré-ouvrir la polémique. Un odieux incident auprès des forces de l’ordre permis de lui donner du sens. Un opportun déplacement en Seine Saint Denis permis de trouver la victime expiatoire. Le laxisme des juges à l’égard des délinquants étant autant partagé par l’opinion que la grogne face à l’impôt ou la colère devant le PV. Nicolas Sarkozy créa une polémique dont il était sûr de l’issue. Sa petite phrase, parce qu’il en fait toujours trop, « les français savent que je dis la vérité » précédait un sondage opportun qui déclarait que 80% des français étaient contre que l’on relâcha les délinquants (il faudra s’interroger sur les 20%).

Bref, les français manifestent, dans les sondages, contre les échecs de Nicolas Sarkozy et ce dernier prenant l’opinion à témoin, déclare « humble et émus » : « vous voyez ils sont d’accord avec moi ». Une « p’tite manip’ » pour effacer le grand faux pas, tout l’homme est là. Elle a mis à mal la séparation de pouvoirs, le travail de la justice, et elle pave un peu plus le chemin d’un Le Pen qui rôde. Nicolas Sarkozy n’en a cure. Il fallait faire disparaître l’image. Pas sûr que le tohu-bohu ait fait oublier la soumission française.

Lionel ou Jospin

Lorsque Lionel Jospin déclare le 28 juin sa disponibilité pour la présidentielle, le jour du meeting de DSK, nulle ne s’en offusqua. Tout au plus nous répondions vertement à des journalistes qui nous demandaient de « dégager »…

« Lionel a subordonné sa candidature à trois conditions : un appel de l’opinion, un désir de la gauche et une demande dans le parti ». Nous appliquions en cela notre doctrine du 11 décembre 2005 : « soit la candidature de Lionel Jospin s’impose à tous et elle s’imposera à nous, soit elle ne s’impose pas et il n’y a pas de raison qu’elle soit ». Nous n’avons rien dit lorsque ses proches lancèrent un appel à sa candidature. Nous n’avons pas bronché lorsque Lionel Jospin voulu être traité à part. DSK consentit à aller le voir, ce qui pour un candidat à la Présidence de la France n’allait pas de soi. Il n’a point communiqué sur ce qu’ils s’étaient dis et le constat qu’il était candidat. Nous n’avons en rien contrarié la possibilité de l’opinion à exprimer son engouement. Nous n’avons même pas soulevé le sourcil lorsque la sortie des sondages marqués par la remontée de DSK fut contrariée par le forcing médiatique de Lionel Jospin. Nous avons déclaré sa venue utile au débat, indiqué que nous partagions ses préoccupations. Nous n’avons souligné qu’un désaccord, son refus de prendre en compte la demande de rénovation. Nous avons rongé notre frein lorsque ses principaux lieutenants ont évoqué qu’il n’y avait qu’un seul homme d’état : Lionel Jospin. Nous sommes restés de marbre lorsque l’on a évoqué dans la presse que l’on allait rentré gentiment à la maison.

Mais rien n’est venu, ni dans les fédérations, ni dans la gauche, ni dans l’opinion. Il y a toujours ce remord exprimé et ressenti à La Rochelle, pour ce moment où Lionel Jospin était là et l’opinion ne l’était pas, mais point de sursaut. Alors quand on démarcha les nôtres pour qu’ils poussent à un appel en direction de Lionel Jospin. Quand on plaida pour l’éminence du retrait. Lorsque enfin, à la télévision, on indiqua que la dynamique était subordonnée à un retrait. Il était juste de dire ce qui ne serait pas. On pouvait nous demander de ne pas contrarier une tentation, pas de se sacrifier pour la faire fructifier.
Dominique Strauss-Kahn ne se détermine pas par rapport aux autres, il se veut candidat du rassemblement.

Qui d’autre aujourd’hui peut tout à la fois se distinguer de chacun des candidats, par sa volonté de présenter à la France « autre chose et autrement » et au PS un nouvel âge du socialisme, tout en étant en capacité de dialoguer avec tous les camps. Le rassemblement pour faire du neuf et pas pour régler des comptes. Le rassemblement pour changer durablement la France. Le rassemblement pour l’efficacité dans la rénovation, tout en protégeant une culture politique et des principes citoyens. Tout cela ne nous semble pas inatteignable par DSK.

Tendre la main à NPS

Le Nouveau Parti Socialiste s’est réunit à Saint-Nazaire et c’est pour nous l’occasion de ré-ouvrir une discussion avec la gauche du Parti Socialiste et, à travers elle, avec toute la gauche critique et anti-libérale. Dans le combat que nous allons mener contre la droite et l’extrême droite, il ne faut ni préjugés, ni faux semblants, encore moins de stratégie visant à contourner la gauche, tentant de dérober à la droite les thèmes qui nous ont fait descendre dans la rue.

1/ Nous avons des divergences :
Il serait déloyal et malhonnête de faire croire que nous partageons la même analyse du rapport de forces dans la société Française, la même analyse des marges de manœuvre pour imposer un programme anti-libéral, la même analyse sur l’état des préoccupations de la société Française. Il serait tout autant irréaliste et inefficace de rendre les divergences insurmontables, sclérosant les gauches dans une attitude antagoniste pour le plus grand succès de Nicolas Sarkozy et de l’extrême droite.

2/ Nous partageons l’analyse de l’enjeu de la période :
La victoire de Nicolas Sarkozy c’est un programme libéral radical, un atlantisme renforcé, un néo-conservatisme dans la société, un recul Européen, et une alliance idéologique de fait avec De Villiers et Le Pen. Ce serait un tournant majeur pour la société Française.

3/ Nous partageons aussi l’idée que si la résistance sociale est forte, si le front du refus du libéralisme s’exprime dans un haut degré de lutte, la question de son débouché politique est essentiel. L’émiettement actuel de toutes les gauches mine la crédibilité de l’alternative.

4/ Notre réponse est une sociale démocratie conséquente :
C'est-à-dire un nouvel âge du socialisme qui ne soit ni ce que fait la droite, bien sûr, ni ce que fit la gauche. Que ce soit hier en France, ou dans d’autres pays. Si nous voulons dépasser nos divergences, créer la dynamique de l’union, il ne faut pas contraindre les uns et les autres à capituler sur leurs convictions mais utiliser toutes les convictions pour construire une synthèse nouvelle, un nouveau compromis…

5/ Cette social démocratie est donc celle qui attaque les inégalités à la racine, qui ne se contente pas de les corriger après coup, qui se propose de lutter contre la précarité et la société à plusieurs vitesses, avec par exemple, la Sécurité Sociale professionnelle qui fait de la question salariale un problème essentiel qui ne se dérobe pas devant les déficits, qui ose dire que l’immigration est une chance, même si elle doit être « contrôlée », qui ne baisse pas les bras devant les délocalisations, mais propose tout à la fois les nationalisations temporaires et un programme radical de relocalisation dans l’espace Européen qui estime qu’il y a des marges de manœuvre dans la mondialisation, qui revendique « l’Europe politique pour l’Europe sociale », tout en indiquant qu’il ne faut ni reprendre le texte rejeté par les français, ni une politique qui tournerait le dos au nom de « petits pas » de l’Europe politique, qui revendique une société plus juste, plus stable, plus équilibrée, une République faite d’égalité réelle, de liberté ordonnée et fraternité laïque. Bref, un renouveau à partir de principes. Rassembler ce n’est pas singer d’autres que soi, ce n’est pas leur dérober leurs positions mais les respecter, en proposant un compromis dynamique. Demain la gauche ne aura besoin.

Bref, face au « laissez faire » et au « on ne peut rien faire », face à l’adaptation ou à la seule contestation, une volonté politique qui s’attaque volontairement aux injustices, un programme minimum conséquent qui congédie la double radicalité : libérale et gauchisante.

6/ Pour cela, il faudra « une rupture » : celle de nos institutions :
Vous avez souvent avancé la 6ème République. Nous ne partageons pas la nécessité de changer de République, mais nous croyons nécessaire de refonder ou de poursuivre le mouvement démocratique que réclame notre peuple, en donnant toute sa place au Parlement, y compris l’initiative des lois, en inventant une « démocratie effective », qui ne contourne ni les corps intermédiaires, ni ne confisque le débat citoyen. Le Président de la République ne peut plus être « au dessus », à la fois élu par son camp et le niant au nom du rassemblement des français. La conception de DSK, c’est la défense de la majorité présidentielle et parlementaire, de l’application de son programme, c’est le sens du quinquennat et que l’on ne nous dise pas que parce que l’on est de gauche, on n’est pas capable de défendre l’intérêt national et général.  Ce qu’il manque aujourd’hui ce sont des hommes et des femmes, élus, qui fassent ce pourquoi ils ont été élus. C’est ainsi que nous redonnerons confiance.

7/ Nous avons la conviction que c’est dans un dialogue constructif entre une gauche réformiste conséquente et une gauche contestataire de transformation, que nous pourrons trouver le chemin de la dynamique politique, permettant de fonder une nouvelle union populaire qui redonnera joie et sens à notre pays. Notre pays veut tourner la page des années Chirac et son cortège de renoncements, d’abaissements, de faux fuyants. Mais dans le même temps, notre pays ne veut pas liquider ses valeurs, ses principes, ce qui fait la République, au profit d’une opinion volatile et malléable. Nous croyons qu’il est temps de bousculer les murs, de faire rejaillir le débat, de fixer les « bornes », de dire où l’on n’ira pas… le faire avec tous les socialistes, avec un parti qui a ses sensibilités, sa culture, son histoire. Mais comprendre le renouveau, lui donner tous les moyens de réussir en défendant ce qui a fait notre succès depuis Epinay : une formation politique qui fait aujourd’hui et pense demain.
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Mardi 26 septembre 2006
publié dans : Médias
J'ai publié, ce jour, une tribune sur liberation.fr.
Bonne lecture,
JCC.

A paraître mercredi 27 septembre: mon bloc-notes N°15

Réplique à un supporter de Ségolène Royal

Parce qu'il voit en Ségolène Royal « la seule candidate socialiste en mesure de battre Sarkozy », Arnaud Montebourg a récemment invité les socialistes qui ne partageraient pas cette évidence à taire toute critique et à se rassembler derrière celle qu'il appelle déjà « la candidate » (Libération, 19 septembre).
S'appuyant sur quelques formules générales extraites de récents discours, il s'est, sans plus tarder, adressé aux autres composantes de l'ex-gauche plurielle pour les inviter à y reconnaître la nouvelle «synthèse » dont celle-ci lui semble porteuse.

Passons ici sur cet empressement un peu péremptoire à trancher le débat sur les chances électorales comparées des uns et des autres même si on pourrait attendre d'un responsable politique aguerri comme Arnaud Montebourg qu'il accueille tout de même avec un peu plus de prudence des mouvements d'opinion dont l'expérience a pourtant maintes fois montré la faible valeur prédictive aussi loin du vote.

Et prenons au sérieux le débat qu'il nous propose sur l'offre politique. C'est tout de même plus stimulant que le débat que l'on nous impose entre Royal / Hollande, qui serait la 7ème plaie du socialisme et Jospin / Fabius qui seraient devenus d'austères revenants.

Arnaud fait grand cas du concept « d'ordre juste ». Il le tire, et c'est bien légitime, du côté de ses propres préoccupations, on peut même sourire à cette tentative acharnée à repeindre la vitrine pour lui donner plus de cohérence. Le combat contre les privilège judiciaires, l'exigence d'une loi républicaine s'appliquant à tous, etc. Mais ce faisant, il en réduit singulièrement la portée et occulte ce qui précisément fait débat.

Ce qui fait débat n'est pas le rappel par Ségolène Royal que la question de l'ordre n'est pas le monopole de la droite, rappel dont elle n'a pas elle-même le monopole. Beaucoup de socialistes, dont nous sommes, ne l'ont pas attendu en effet pour penser et dire que la gauche devait prendre au sérieux les besoins légitimes d'ordre et de sécurité qui émanent des couches les plus modestes de notre société. Nous sommes tous convaincus que notre pays attend un discours sur les valeurs, la signification de la République et du «vivre ensemble» dans la France de ce début de siècle.

Ce qui pose problème c'est le contenu philosophique et programmatique exact qu'on donne à cette formule. A nos yeux, les réponses de la gauche aux grandes questions de société - sécurité, famille, éducation,.- doivent procéder d'une approche politique équilibrée entre, d'une part, la poursuite des combats anciens pour l'émancipation et la « démocratisation de la vie personnelle » et, d'autre part, le nécessaire rappel aux règles et à la responsabilité collective. Elles doivent se penser à partir d'un nouveau logiciel social-démocrate et sans la moindre concession au conservatisme moral et aux valeurs traditionnelles de la droite.

Quoiqu'en pense Arnaud Montebourg, il n'est pas évident que le discours et les positions prises par Ségolène Royal la placent d'emblée, sur ces sujets, au centre de gravité de la gauche. Mais ce qui fait débat encore d'avantage c'est la place même que l'on doit accorder à cette thématique de l'ordre dans la future campagne présidentielle.

Esquiver le problème de l'insécurité, renoncer à ferrailler sur ce sujet avec un Nicolas Sarkozy dont les multiples gesticulations et provocations dissimulent en fait un bilan peu probant, serait évidemment une faute politique grave.

Mais chacun sait qu'une bataille politique se gagne d'abord sur l'imposition stratégique du terrain. La gauche peut intéresser un temps en croyant « bousculer les lignes » mais elle se fera piéger au bout du compte si elle concède à Sarkozy et Le Pen que l'enjeu essentiel de la présidentielle est l'enjeu sécuritaire. La vocation incessante de la gauche est au contraire de rappeler que les différentes formes de délinquance ou d'incivilité se nourrissent aussi du chômage de masse, de la précarité, des inégalités et des discriminations raciales.

Par là même, la délinquance n'est pas excusable mais explicable et donc peut être combattu avec une meilleur efficacité. Les enjeux structurels pour la France restent donc aujourd'hui, d'abord, des enjeux économiques et sociaux : sans croissance, nous ne pourrons réduire suffisamment les inégalités qui minent nos territoires. Sans réduction des inégalités, nous ne pourrons faire face durablement à la montée de la violence. Ce terrain économique et social nous est favorable parce qu'il est celui où se jouent, qu'on le veuille ou non, la sortie réelle de la crise française et parce que la gauche y est la dépositaire naturelle des valeurs et des équilibres qui, au-delà des contradictions apparentes, fondent le consensus français sur une économie de marché régulée et encadrée par des protections sociales. Encore faut-il bien sûr avoir une offre politique conséquente à proposer aux français. Arnaud Montebourg a raison de découvrir aujourd'hui que les socialistes du oui et du non comme l'ensemble de la gauche pourraient faire synthèse autour des orientations générales de la gauche réformiste que nous partageons avec Ségolène Royal comme avec tous les socialistes rassemblés depuis le Congrès du Mans.

Mais, face aux défis de la mondialisation et de la sauvegarde de la planète, face à la crise d'efficacité du modèle social français, il ne suffit malheureusement pas de « s'enraciner dans l'héritage du mouvement ouvrier et la défense des droits sociaux » ou de prôner l'extension, certes utile et nécessaire, de la démocratie participative. Il faut aussi montrer un chemin praticable dans l'exercice effectif du pouvoir, articuler dans une vision historique, à l'échelle d'un ou de plusieurs mandats, un ensemble de propositions opérationnelles. Il nous pardonnera de ne pas trouver dans la lecture classique du rôle du Président faite par Ségolène Royal les linéaments du parlementarisme restauré cher au député de Saône et Loire.

Ce sera donc à nous de le faire. Il ne suffit pas d'évoquer la capacité à rassembler la gauche, il faut savoir comment obtenir l'union sur la position de Ségolène Royal sur les 35 heures, la carte scolaire sans évoquer le reste. Il est d'ailleurs symptomatique, tout à la justification de la logique de l'opinion, que le 1er secrétaire de fédération du PS qu'il est, n'évoque pas le Parti Socialiste : Quelle serait sa place dans la démocratie d'opinion ? Il ne suffit pas non plus de « réhabiliter la valeur travail », il faut indiquer les voies à travers lesquelles on peut faire revenir la croissance économique et créer des emplois. C'est la condition pour la gauche, non seulement de la victoire en 2007, mais au-delà de la réussite au pouvoir sans laquelle on ne peut durablement transformer la société. Ne nous y trompons pas : en mars, avril 2007, lorsque nous serons sortis de la politique virtuelle et entrés dans le combat réel, seule comptera cette question : qui apporte des solutions aux problèmes des français ? Qui portera un renouveau français ? L'affaire du CPE a rappelé que le scénario de la rupture libérale n'est pas majoritaire dans notre pays.

Mais la France ne confiera pas forcément son destin à la gauche si son candidat ou sa candidate esquive le pays, on l'a vu en 2002. Qu'Arnaud Montebourg nous pardonne alors de penser que notre camarade Ségolène Royal n'a pas forcément, de ce point de vue, une avance considérable. Qu'il nous pardonne de penser qu'un Dominique Strauss Kahn, qui est, et nulle ne le conteste, un rénovateur compétent, mais soucieux de la gauche, comme de la France, soit le mieux placé. Contrairement à beaucoup, nous n'avons ni préjugé, ni mépris pour les autres, il n'y a pas de candidat naturellement qualifié ou disqualifié. C'est aux adhérents du Parti Socialiste d'en décider. Nous ne faisons pas campagne contre quelqu'un ou en évitant le débat. Qu'il nous pardonne de penser en somme que renoncer aux attaques blessantes et inutiles entre socialistes n'impose pas de renoncer au débat nécessaire sur une question aussi cruciale pour l'avenir de la gauche et de la France
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Lundi 25 septembre 2006
publié dans : Parti Socialiste
J'ai conclu samedi une manifestation organisée par la Fédération PS du Val d'Oise: durée: 29 minutes.



Jccvaldoise
Vidéo envoyée par jccambadelis
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Samedi 23 septembre 2006
publié dans : Actualité
Retrouver ci-dessous mon dernier communiqué de presse:

Paris, le 23 septembre 2006, 19h:

L’avenir de Dominique Stauss-Kahn ne se joue ni en terme de rupture, ni en terme de subordination avec qui que ce soit. Dominique Strauss-Kahn est un candidat d’union, il ne dépose sa candidature contre personne, ni pour empêcher personne, ni pour faire échouer personne. Il veut seulement un nouveau cours pour la France et un autre chemin pour les français.
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Mercredi 20 septembre 2006
publié dans : En direct du Parlement

Le Bureau National du Parti Socialiste a récemment pris position concernant le projet de loi de Nicolas Sarkozy sur la prévention de la délinquance. Voici le communiqué:

"La gesticulation législative de la droite ne peut masquer l’échec total de sa politique. Celle-ci, en supprimant la police de proximité, et en ne s’attaquant pas aux causes de l’insécurité, a eu pour résultat une intensification sans précédent des violences contre les personnes qui, en quatre ans, ont augmenté de 27%.

Le gouvernement propose aujourd’hui un texte de pur affichage qui s’inscrit dans la continuité d’une politique inefficace et néfaste :

• Alors même que Nicolas SARKOZY s’était engagé depuis 2003 à proposer un projet de loi définissant une « grande politique de prévention », il propose aujourd’hui en fait un texte répressif de plus qui ignore la prévention, en cohérence avec l’action de la droite depuis quatre ans qui a méprisé et privé de moyens les acteurs de la prévention,
• Ce projet organise une défausse générale de l’État sur les maires à qui les problèmes sont transférés sur fond de recul des moyens de l’État. Pire, les élus locaux sont transformés en auxiliaires de justice, véritable atteinte à la séparation des pouvoirs,
• Il procède à une nouvelle réforme – la quatrième en quatre ans – de l’ordonnance dite « de 1945 », en portant atteinte à ses principes fondamentaux pour s’engager dans une logique d’enfermement des mineurs,
• Il criminalise les personnes souffrant de problèmes de santé mentale.

Les socialistes s’opposeront à cette fuite en avant. Ils exigeront, dans le débat parlementaire, que le ministre de l’Intérieur, qui s’arroge la paternité du projet de loi, rende des comptes au regard de l’échec de sa politique.

Pour les socialistes, ce débat sera également l’occasion d’une confrontation entre la politique de la droite qui aggrave les désordres et le projet socialiste qui propose une politique de sécurité durable fondée sur la fermeté d’action contre la délinquance autant que contre ses causes.

Dans cet esprit, les socialistes proposeront dans le débat les éléments d’une stratégie nationale ambitieuse pour mieux prévenir la délinquance et la violence. "


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Mardi 19 septembre 2006
publié dans : En direct du 19ème arrondissement
Un mot pour vous informer que le dimanche 24 septembre, au square de la Butte au chapeau rouge dans le 19ème arrondissement, seront dévoilées des plaques commémoratives en hommage aux Harkis et victimes civiles des conflits d'Afrique du Nord.

Jean-Christophe Cambadélis
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Mardi 12 septembre 2006
publié dans : Bloc-Notes
 
A propos du 11 septembre
 
Le meurtre de masses du 11 septembre, perpétré par des terroristes intégristes, a provoqué la 1ère guerre nomade.
D’abord en Afghanistan avec le soutien de la communauté internationale puis l’Irak et le Liban.
Ce conflit tout autant à ciel ouvert que souterrain a affaiblit Al Quaïda, embourbé l’Amérique en Irak et soudé les Islamistes contre le monde occidental.
Le réflexe spontané de solidarité avec les Américains s’est transformé en une distance consternée vis-à-vis de l’administration Bush. Au-delà d’une guerre qui a fait déjà plus de morts que l’attentat du World Trade Center, c’est l’isolement de l’Amérique qui est l’immense gâchis du Président des Etats-Unis.
Nous sommes donc dans une étrange posture où nous ne pouvons souhaiter la défaite Américaine en Irak comme hier au Vietnam, tout en condamnant une politique qui loin de « vider l’eau du poisson » comme le plaident les stratèges du Pentagone, lui permet d’être comme un poisson dans l’eau.
 
 A propos de la rupture dans la continuité
 
Hier Valéry Giscard d’Estaing voulait le changement dans la continuité. Sarkozy ressuscite le concept tout en réclamant de la rupture. Le ministre n’est pas devenu Giscardien mais il est confronté à un vieux souci. Comment concilier ses cinq ans au gouvernement et chevaucher la demande de renouvellement qui se nourrit de la fin des années Chirac.
Le point faible du candidat est là. S’il avait des solutions pourquoi ne les a-t-il pas mises en action au gouvernement ? Et si celles du gouvernement n’étaient pas les bonnes. Pourquoi est-il resté ? Pour utiliser les moyens du Ministère de l’Intérieur comme en ce moment aux USA ?
En tous cas la formule se veut habile. Elle ne fait que souligner le problème du prétendant.
Ce que rejettent les Français chez Chirac, au-delà même de sa politique, c’est son « inconstance inconséquente ». Nicolas va combiner cet inconvénient à la peur que provoque la rupture. Le refus de s’aligner sur la dérégulation libérale, revendiquée par Sarkozy, prendra la forme de la stigmatisation du bilan Chirac-Sarkozy.
 
A propos de François Hollande
 
Le 1er secrétaire du Parti Socialiste, François Hollande, est dans son rôle lorsqu’il réclame aux candidats à la présidentielle et à leurs partisans de la mesure.
Il devrait tout autant publiquement et pas seulement dans l’enceinte feutrée du Bureau national, rappeler à l’ordre ceux qui volontairement ou involontairement remettent en cause ce qui fait consensus.
On ne peut, tout à la fois stigmatiser les 35 heures, évoquer l’encasernement des jeunes délinquants ou appeler à la suppression de la carte scolaire, et provoquer ainsi un tollé. Puis se plaindre d’être interpellée. En tous les cas, je m’imagine mal me lever à chacune de ces déclarations en disant « Bravo ! » par simple souci de charité chrétienne.
Par contre on veut que Ségolène Royal dise sa vérité, elle le fait, pourquoi s’en plaindre. Par petites touches, la Présidente de Charente Poitou défend ce qui serait sa présidence. Les socialistes décideront si ces angles sont les leurs, même si ce n’est pas le projet socialiste. Mais que l’on ne nous dise pas que « contester ses déclarations c’est l’affaiblir », autant dire « pas de débat ». Il ne faudrait pas, au nom d’une aspiration légitime « préserver notre candidat », rendre les autres illégitimes.
 
A propos de la popularité
 
Il y a deux arguments opposés qui ne peuvent être notre raison. « Ségolène Royal est populaire donc elle est désignée » ou son contraire « la popularité de Ségolène Royal nous affaiblit ».
Franchement il vaut mieux être populaire pour mener un combat politique. Regardez Nicolas Hulot, sa popularité sans commune mesure avec les écologistes pourrait sans mal se substituer à ces derniers. Peu importe ce qu’il fait, dit, pense, et au compte de qui… seule la popularité compte. On ne s’intéresse pas, par exemple, au fait que sa fondation soit financée entre autres par Rhône Poulenc. Non, « l’autre Nicolas » est populaire, il peut faire gagner ceux qui rament depuis des années contre… Rhône Poulenc… entre autres.
Tout est là, il ne faut jamais être dupe de la popularité qui est organiquement hétérogène et cache des demandes contradictoires. Mais il ne faut pas être dans un aveuglement amer vis-à-vis de la popularité. Celle-ci est une indication pas une injonction.
Je me demande parfois quelle serait la réaction de certains contemplateurs de la popularité, si dans leur circonscription ou leur localité, un sondage désignait un autre qu’eux ? En encensant la popularité, on se prépare à de futures gueules de bois. On ne veut pas voir le caractère éphémère des perceptions électives. Et surtout on sous-estime la confusion des temps. En politique, cela est beaucoup plus grave que pour la grammaire. Les questions posées aujourd’hui ne sont pas celles de la cristallisation présidentielle. Il ne faut pas les ignorer. Il ne faut pas les stigmatiser. Il faut leur donner un débouché crédible. Encore une fois ne confondons pas le temps de l’interpellation et celui de l’élection.
 
A propos des sondages
 
Que Ségolène Royal soit populaire dans les sondages nul n’en doute… Mais qu’il soit nécessaire pour étayer ce fait, de tester Bernard Kouchner, Martine Aubry et François Hollande alors que tout le monde sait qu’ils ne sont pas candidats, émiettant ainsi toute opposition à cette dernière. Voilà qui met le doute !
 
A propos de François Bayrou
 
François Bayrou a induit que la mise en place du débat médiatique Ségolène Royal / Nicolas Sarkozy était dû aux groupes de presse détenus par des industriels vivant des commandes de l’Etat. Possible, mais est-ce aussi simple que cela ? Il suffit de lire « Marianne » ou d’écouter le service public. Il y a comme une évidence installée par des sondages dont chacun s’accorde à reconnaître qu’ils n’ont jamais prédit fiablement l’avenir politique.
Ce couple sondages/médias exclu toute autre interpellation. Il n’y a pas besoin de commander des papiers. Il suffit de commander un sondage qui répète à l’envie ce dont on a envie. Mieux la popularité se décline sur tous les sujets. Ségolène Royal qui est effectivement jolie, devient via les sondages la femme Française la plus sexy du monde, ou la meilleure économiste de France.
 
A propos de l’extrême gauche
 
Résumons : le PCF, la LCR, l’ultra gauche, les Verts, les Alternatifs et José Bové sont tous d’accord pour une candidature commune mais personne ne veut que cela soit l’autre.
Olivier Besancenot veut un accord sur le scénario avant de discuter du casting. Il s’agit de se mettre d’accord contre le PS. Colossale astuce ! Le PCF ou José Bové ne pouvant répondre « Oui » par réalisme –Ils ne souhaitent pas adhérer à la LCR – ou parce qu’ils ont des parlementaires. Il n’est pas bien difficile de trouver les raisons de la rupture et du lancement d’une campagne LCR. Au-delà des jeux tactiques qui font les délices de l’extrême gauche, les faits sont têtus. Le « Non au Traité constitutionnel n’a pas créé le clivage espéré dans la gauche. La lutte contre le social libéralisme n’a pas dégagé un espace électoral bien au contraire. La volonté de battre Nicolas Sarkozy et son libéralisme radical est plus forte que tous les positionnements radicaux. Ce mouvement percute le Marxisme Nihiliste qui semble aux commandes dans l’extrême gauche.
 
A propos du MJS
 
Patrick Menucci le dit, le Mouvement des Jeunes Socialistes c’est « l’école du vice ». Un ange passe ! Détournant le regard et se couvrant la tête « si Menucci le dit c’est qu’il en sait quelque chose ! »
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Lundi 11 septembre 2006
publié dans : En direct du 19ème arrondissement
Forum des Sports du 19e
samedi 16 septembre 2006
de 11h à 19h sur le parvis de la Mairie du 19e

Chaque année, le Forum des Sports du 19e est l'occasion pour les habitants du 19e de découvrir la richesse et la diversité des pratiques sportives proposées dans l'arrondissement. Pour cette 7e édition, la Mairie du 19e et l'Office du Mouvement Sportif du 19e vous propose une nouvelle fois une série de démonstrations sportives (basket, boxe, tennis, arts martiaux...).

Ce forum vous permettra également de rencontrer une large partie des associations sportives de l'arrondissement : vous pourrez ainsi faire votre choix et démarrer ainsi une pratique sportive de votre choix !

Le forum se tiendra sur le parvis de la Mairie du 19e, sous une tente couverte.



Conseil d'arrondissement le lundi 18 septembre à 19h00




Belleville de Bas en Haut
samedi 23 septembre 2006
toute la journée, dans les rues de Belleville


Belleville de Bas en Haut, c'est l'événement populaire de la rentrée ! Pour cette édition 2006, la mairie du 19ème arrondissement nous invite à une grande déambulation dans les rues du quartier au cours de laquelle, sur votre chemin, vous rencontrerez des artistes, des fresques, des surprises...

Retrouvez le programme ici...
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Vendredi 8 septembre 2006
publié dans : Agenda

Les militants de Socialisme & Démocratie en Seine-Saint-Denis (93) m'ont invité à une réunion le 14 septembre prochain à 20h30 au foyer protestant, 195, Avenue Victor Hugo à Aubervilliers.

Nous débattrons autour du thème "Donner à la France un nouveau souffle, construire ensemble une alternative à la droite"

Au plaisir de peut-être vous y retrouver.

 

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