Lundi 5 mai 2008
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Bloc-Notes
Alors, l'opinion se déroba. Rien n'y fit. Ni la présidentialisation de la fonction, ni les yeux de biche de Carla Bruni. Les français boudèrent un pouvoir qui n'avait rien compris. Les municipales et les cantonales furent sa fessée. Alors penaud Sarkozy chercha à se faire excuser. Ne comprenant décidément rien, il répéta à l'envie vouloir administrer une purge ou une chirurgie de guerre à des français qui ne voulaient que des soins palliatifs.
La gouvernance médiatique fut pulvérisée par sa propre donne médiatique : il n'était pas au rendez-vous des français.
Le voilà donc « chiraquisé », ne sachant que faire. Le retour à l'occupation de l'espace médiatique conduirait à refaire vivre le « Sarko sauteur ». L'évanouissement médiatique le renverrait à Mitterrand/Chirac. On a l'étrange impression que Nicolas Sarkozy a déjà fait son temps. Il claironnait « donnez moi cent jours pour rétablir le politique ». En cinq cent il fit la démonstration qu'il ne savait que faire, comment faire, pour quoi faire ! L'austérité rampante s'impose. Les déficits publics s'aggravent. Sarkozy n'a les moyens d'aucune politique. Sa majorité se divise, le social se tend. Sarkozy, « l'homme qui surfait sur les évènements », est devenu en un an un homme seul dépendant des évènements.




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