Mercredi 24 mai 2006
publié dans : Analyses
Le 4 mai dernier, j'ai participé à l'une des 88 réunions de soutien à Dominique STRAUSS-KAHN J'étais invité dans les Bouches-de-Rhônes.

Vous pouvez écouter mon intervention en cliquant ici.

(durée: 24 minutes et 58 secondes - taille: 22,8 Mo)
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Mardi 23 mai 2006
publié dans : Médias
Juste pour vous informer que je serais l'invité de Michel Field, jeudi 25 mai à 19h10 sur LCI pour l'émission "Politiquement show".

à jeudi.
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Mardi 16 mai 2006
publié dans : Bloc-Notes
Un doute Royal
 
Si nous sommes saisi d’un doute à propos de la victoire de Ségolène Royal, ce n’est pas principalement à cause de notre désaccord politique bien connu au Parti Socialiste.
 
Nous ne pensons pas que la crise démocratique française soit due à un déficit de parole comme nous le dit Ségolène Royal ; Mais à la panne des solutions économiques et sociales dans la mondialisation. Si nous voulons de l’ordre dans la nation, ce n’est pas au même endroit que notre camarade. Dans la société nous voulons une liberté ordonnée mais dans l’économie et le social, nous ne partageons pas les idées de Tony Blair. D’ailleurs la droite nous le reproche. Quant à l’égalité réelle, chacun sait qu’il s’agit de l’étendard, de l’apport de Dominique Strauss-Kahn depuis des années mais nous sommes prêts à la partager.
 
Ce n’est pas non plus à cause de notre désaccord stratégique. Nous ne croyons pas que l’on puisse battre Sarkozy, qui articule sa candidature sur un bloc des droites, avec une stratégie néo-communiste. Mais encore moins en tentant de forger la stratégie du deuxième centre. Cette OPA sur les idées des autres ne sert pas les nôtres.
 
Nous, nous militons pour un réformisme radical et social démocrate, nécessaire à la France. Cette dernière ne veut ni la rupture, le CPE l’a montré, ni l’immobilisme, le peu de succès des listes de l’extrême aux régionales l’ont démontré.
 
Nicolas Sarkozy propose aux droites un programme commun néo-conservateur. Voilà pourquoi le projet socialiste a tant d’importance, même s’il ne règle pas la question du dessein, propre du candidat à la présidentielle. L’élection à la présidentielle est à deux tours et il ne s’agit pas simplement de gagner au 1er. Il faut rassembler au second. Nous pensons que l’espace de la contestation de la ligne Sarkozy qui va de l’UDF à la LCR a besoin d’une colonne vertébrale. Le pas de plus fait par l’UDF, dans le vote de Bayrou pour la censure confirme cette convergence partielle sur la nature et l’ampleur de la crise, même si nous divergeons sur les moyens. Il faudra donc un projet et un réformisme radical social démocrate au premier et au second tour.
 
François Hollande nous dit : « il n’y a pas de problème pour Ségolène, puisque le programme socialiste sera celui du candidat ». Nous ne nous souvenons pas que François Hollande ait employé la même méthode en 2002. Le projet socialiste préparé par Martine Aubry n’a pas interdit celui de Lionel Jospin à la présidentielle.
 
Pourquoi les libertés de 2002 seraient elles contestées au candidat de 2007 ? A moins que l’on estime que c’est précisément le programme Jospin qui fut la raison de l’échec. Mais alors il aurait fallu le dire dès le Congrès de Dijon. Le candidat socialiste doit avoir sa couleur. Et il serait par ailleurs dangereux d’opposer au dessein de fer de Sarkozy une parole émolliente. Cette présidentielle appelle projet contre projet, dessein contre dessein. De toute façon, Ségolène elle, a déjà répondu, son programme sera ce qu’en feront les internautes. Elle le publiera en septembre après l’adoption de celui du PS en juin. Non, tout cela, sans être secondaire, n’est pas la principale raison de notre inquiétude.
 
« Ségolène est populaire » nous dit François Hollande et « chaque socialiste devrait s’en flatter ». Ce qu’il ne nous dit pas c’est pourquoi le PS ne l’est pas. Et si cette popularité était la sanction paradoxale d’un PS sans projet mobilisateur. Bref, une envie de faire « turbuler » la gauche. Comme nous l’avions perçu en 2002 autour des sondages faramineux de Jean-Pierre Chevènement.
 
N’y a-t-il pas d’abord et avant tout, dans la gauche, puis dans le pays, une formidable envie d’un autre chemin ? N’y a-t-il pas la recherche d’une nouvelle génération d’idées ?
 
Des solutions audacieuses et crédibles pour l’emploi, la croissance, l’innovation, la recherche, le logement et la sécurité. Des solutions pour un renouveau, une renaissance de la France et non pas de la faire disparaître, dans les impératifs du marché, comme le propose Sarkozy. N’y a-t-il pas aussi à gauche une angoisse diffuse face à la solution rupturiste de Sarkozy.
 
On ne peut pas en rester à la popularité. Elle est nécessaire mais pas suffisante pour gagner.
Nous savons tous que la désignation du candidat lui fera faire un grand bond dans les sondages.
La côte de popularité de Michel Rocard a pris 17 points entre mars 1988 et juin 1988. Celle de Lionel Jospin 32 points entre novembre 1994 et mars 1995. Et en 1997, elle prendra 22 points entre avril et juillet.
 
Nous avons tous qu’en décembre 1980, 70% des français pensaient que Valéry Giscard d’Estaing allait être élu contre 11% pour François Mitterrand. En janvier 1995, 70% des français pensaient que Edouard Balladur allait être élu contre 12% pour Jacques chirac. Et même en mai 2001, 27% des français avaient l’intention de voter pour Lionel Jospin au premier tour.
 
Nous le savons tous, il y a une bulle sondagière avec des soutiens inconstants. Le dire ce n’est pas porter atteinte à sa destinataire, c’est déciller la gauche. Nous n’avons pas encore battu Sarkozy. Il y a à forger un projet, il y a à construire un programme partagé pare les citoyens de gauche et les formations politiques. Il y a la nécessité de faire naître un espoir étayé. Il y a urgence à se concentrer sur cet objectif.
Si l’on met à part 1988 – François Mitterrand fait 34, 1 % au premier tour, alors qu’il est président sortant dans une cohabitation qui a éreinté Chirac – Lorsqu’un candidat s’est présenté, seul son score a toujours été compris entre 16 et 25%. Aujourd’hui, Ségolène Royal en évitant de trop parler –elle en rit elle-même : «  même quand je me tais, cela fait du bruit »- est donnée entre 30 et 34% d’intentions de votes au 1er tour.
 
Eh alors ? Tant mieux me répondra t-on ! Sûrement pour sociologie des phénomènes sondagiers. Mais les faits sont têtus. Cette embellie est principalement due à un électorat traditionnellement moins assidu aux rendez-vous électoraux, les 18/24 ans. 34% au référendum constitutionnel, 52% aux élections régionales, 40% au 1er tour des élections législatives etc.
 
Peut-on construire une telle assurance avec une telle spéculation ? Evidemment on me trouvera bien grincheux ! Boudant ma joie. Mais je me suis juré depuis avril 2002 de ne plus me faire embarquer par les sondages. On me disait le « oui » au référendum sur le traité constitutionnel est plié à l’avance. On me disait les jeunes sont favorables au CPE parce que « c’est mieux que rien ». Un bon sondage n’émancipe pas le Parti Socialiste à travailler la société française pour la faire évoluer. Trop de bons sondages détournent le PS de son projet, de son union. Je peux aujourd’hui me tromper, c’est possible. Mais je verse un dernier argument. Comment peut-on construire un engouement décisif sur un deuxième tour si court ? A un an de la présidentielle où Ségolène Royal battrait Nicolas Sarkozy d’un ou de deux points ?
 
Il ne s’agit pas d’un pronostic, nous dit-on, mais de la photographie d’aujourd’hui. Mais c’est précisément là que le bât blesse. Pourquoi avec un tel 1er tour, n’écrase t-on pas Sarkozy ? Pourquoi alors que Chirac est en faillite, Villepin au bord de la démission, alors que la France fut dans la rue, les banlieues sont dans l’émeute, l’éthique est à terre, sans évoquer le reste… Ségolène ne gagne que d’un ou deux points. La gauche est basse, nous dit-on. Le problème ne serait-il pas alors comment la mobilise t-on ? Plutôt qu’un hourra satisfait. Nicolas Sarkozy qui a préempté le vote FN à plus de 80% serait déjà battu ? Et sur un simple rejet ? Celui-ci reste à démontrer, tout au moins à orchestrer. Mais l’exemple de l’Allemagne, de l’Italie ne nous a-t-il pas démontré que le rejet n’est pas suffisant ?
Il y a là une erreur qui est dramatique pour la gauche et le pays. Il y a une illusion collective qui n’est qu’un renoncement à penser l’alternative, à bâtir la dynamique du changement.
 
Ségolène Royal doit être jugée, non sur des performances sondagières mais sur ses qualités à mener la gauche, à battre Sarkozy, à gouverner et représenter la France. Rien ne dit qu’elle n’emporte pas ainsi les suffrages des militants et du pays. Notre inquiétude n’est pas personnelle, elle est politique. Nous savons qu’il est politiquement incorrect de présenter ces objections à un phénomène sondagier et féminin. Nous connaissons les réflexes d’appareil visant à réduire l’analyse politique à un sectarisme politique. Mais il s’agit de la France. Il s’agit du PS et de la gauche. Il s’agit de battre Sarkozy, car sa victoire ne serait pas anodine pour le devenir. Il ne s’agit pas in fine d’être désigné, de seulement gagner. Il faudra gouverner dans la durée. Cela nécessite quand même autre chose qu’un haussement d’épaules. Cela nécessite un débat. Et dire que tout est plié à partir des sondages est une dramatique erreur. Les militants socialistes et les nouveaux adhérents ont le droit de savoir. On ne les a pas fait venir pour plébisciter des sondages. Si on veut en faire des militants, commençons par leur offrir un vrai et respectueux débat politique. Démontrons à la France qu’au Parti Socialiste on débat dans le respect où échange politique et solutions cela préfigure l’intérêt général pour notre nation.
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Lundi 15 mai 2006
publié dans : Parti Socialiste

Samedi matin, se tenait le Collectif National de Socialisme & Démocratie. Autour de Dominique Strauss-Kahn, plus de 400 responsables et militants du Parti Socialiste se sont réunis pour réaffirmer leur soutien à sa candidature pour l'investiture des socialistes à l'élection présidentielle. Retrouvez son intervention en vidéo sur son blog.

Mon intervention en PDF
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Mercredi 10 mai 2006
publié dans : Actualité

L'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises (27 Avril 1848).

Aujourd'hui, la République Française commémore pour la première fois l'abolition de l'esclavage. Pour beaucoup de nos concitoyens, cette commémoration est une avancée fondamentale, un pas important vers la reconnaissance d'une partie peu glorieuse de notre histoire commune. Je vous conseille ce post publié sur le blog de Pierre Kanuty un camarade de longue date.

Retrouvez ici la loi 21 mai 2001.

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Mardi 9 mai 2006
publié dans : Bloc-Notes

Clearstream ou le piège pour un clan

Il y a des photos qui valent plus que de longs discours. Celle du Journal du Dimanche reproduite dans Paris-Match, à l’occasion de la finale de la coupe de France : Chirac, voûté, un peu las, le ventre en avant, les mains dans les poches, comme si maintenant il s’en lavait les mains. Il a le regard goguenard, la moue dubitative et observe un Sarkozy, les bras croisés, au sourire d’écolier satisfait. Plus bas Villepin, seul et compassé, devant une porte dorée, semble nous refaire le fameux « au revoir » de Valéry Giscard d’Estaing en 1981…

Cette photo aussi dans Marianne où Chirac semble las, terriblement las, aux côtés d’un Villepin absent, d’un Sarkozy droit comme un « i », presque à s’en briser.

Cette photo enfin, à la Une du Monde, où Sarkozy regarde de biais avec un regard étrangement reconnaissant le Président de la République.

Ces quatre photos résument le drame du clan.

Villepin fut programmé 1er ministre pour contenir Nicolas Sarkozy, voir pour le réduire. Il se prit au jeu et voulu s’émanciper quitte à se griller. Sarkozy « trop petit et de trop petite extraction » comme disait l’autre, est un acharné de la reconnaissance. Il court après Chirac, après que les Juppé, Seguin et autre Debré aient jeté l’éponge. Chirac, lui, pensait secrètement il y a un peu plus d’un an que tout était possible. Il suffisait de contenir les uns et de diminuer les autres. Il est fourbu alors que l’ouragan est venu.

Cette guerre de « trois » au cœur de l’Etat et avec les moyens de l’Etat. Ce conflit privé où le peuple n’intervient pas, où l’arène, ce sont les médias. Ce « Dallas » à la Française où les acteurs sont des professionnels de la manipulation d’Etat. Tout cela est un pur produit de la 5ème République.

Il suffit de lire Focard se rendant chaque soir dans le bureau de De gaulle, pour se convaincre que cela n’était pas le trait le plus glorieux du fondateur de la 5ème République. Mendès, Mitterrand, Chaban, voir Giscard en savaient quelque chose. Tout cela a un parfum année 60 avec la technologie du jour… Il est vrai que OSS 117 est à a mode.

Clearstream, il est maintenant probable que sur la base d’un règlement de compte –si je puis dire- industriel, on a greffé artificiellement une affaire politique pour la rendre explosive. Mais ceci a trop bien marché car Chirac et Villepin, pas ou peu dupes, ont voulu l’alimenter. C’était à l’époque où Chirac y croyait encore, où Villepin y croyait fort et Sarkozy s’imposait à la tête de l’UMP.

Et puis il y a eu le CPE et le discrédit social. Quand l’affaire explosa, Villepin n’était déjà plus là. On connaît la phrase du Président de l’Assemblée nationale, Jean-Louis Debré : « Nicolas a tué Villepin, il veut l’achever d’une balle dans la tête ». Charmantes les révélations entre ces jeunes gens…

Ourdie en d’autres temps, elle se retourna contre ses concepteurs. Le boomerang atteignait le 1er ministre et menaçait le Président de la République. Chirac se dit qu’il serait trop bête, après avoir déminé tant d’affaires le concernant, de tomber sur une affaire ne le concernant pas.

Il s’est donc convaincu à sacrifier son fusible Villepin, déjà passablement endommagé.

Il y a chez le Président, l’idée que le changement de 1er ministre va souffler l’affaire. Mais précisément. Nicolas Sarkozy hésite. Non point au regard de son intention présidentielle. Il sait qu’il a besoin de prendre l’air pour parfaire la légende de l’alternative au sein de la droite. Il sait que devenir le 3ème premier ministre du quinquennat c’est endosser ce dernier tout en entier. Il sait que cela ruine un peu plus une stratégie déjà entamée par le CPE.

Il hésite car une fois Villepin dégagé, les questions vont se diriger vers lui. Pourquoi le ministre de l’Intérieur, qui considère que ce sont des voyous qui ont organisé ce complot au cœur de l’Etat, est-il resté ministre de l’Intérieur ? L’homme d’une nouvelle pratique politique ne devait-il pas démissionner ? Pourquoi alors qu’il avait connaissance du rapport de la DGSE le mettant hors de cause, lui et les autres, ne l’a t-il pas fait connaître à la presse ? Pour éviter la deuxième affaire, la manipulation dans la manipulation, Nicolas Sarkozy doit, soit rester au gouvernement, mais avec qui ? Soit devenir 1er ministre. Et voilà comment une manipulation d’Etat censé faire place, se met à piéger toutes les parties prenantes. Jacques Chirac qui se voit contraint d’envisager Sarkozy, Villepin qui voit son peu de crédit ruiné, et Nicolas Sarkozy qui espérait s’en aller, contraint de rester. S’il accepte il est emmuré vivant dans le tombeau de Chirac. S’il sort, il est la proie de la dynamique de ce Watergate à la Française. Et s’il ne se passe rien, l’affaire s’installera à l’Elysée et embourbera les trois.

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Jeudi 4 mai 2006
publié dans : Actualité
PS : réunions de soutien à la candidature DSK dans toute la France
PARIS, 4 mai 2006 (AFP) - Dominique Strauss-Kahn et ses partisans organisent ce jeudi dans toute la France 88 réunions de soutien à sa candidature à l'investiture du PS pour l'élection présidentielle de 2007, a annoncé à l'AFP le député Jean-Christophe Cambadélis.
Ces réunions départementales ont pour mot d'ordre "Avec DSK, c'est sûr, la gauche dure".
Une série de personnalités vont animer ces réunions: les anciens ministres Claude Evin, Pierre Moscovici, Alain Richard, Catherine Trautmann; le président de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, quelques députés comme Jean-Marie Le Guen et Jean-Yves Le Bouillonec, outre M. Cambadélis, les maires de Tours Jean Germain et de Grenoble Michel Destot.
De cette mobilisation doit sortir "un triple appel", selon M. Cambadélis: "au redressement de la France, au combat contre le danger Sarkozy et à prémunir la gauche d'un nouveau 21 avril", date de l'élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle de 2002.
Selon M. Cambadélis, "la France va mal, l'Europe est en panne, le monde est malade de la mondialisation: la présidence à venir ne s'annonce pas comme un dîner de gala".
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