Lundi 28 avril 2008
publié dans : Bloc-Notes
L'impossible renouveau sarkozien : De la rupture à la suture

Résumons, Nicolas Sarkozy se fait maintenant appelé « le » Président - tout un symbole - mais il n'a pas les moyens de son renouveau. Ce n'est pas la génuflexion devant ses erreurs. Ce n'est pas plus la cascade burlesque « Moi aussi j'ai commis des erreurs » du 1er Ministre et Madame Lagarde. Ce n'est pas non plus le discours humble qui oscille entre le « je » lorsqu'il s'agit de réalisation et le « nous » lorsqu'il s'agit des erreurs. Rien de cela ne donnera un deuxième souffle tout simplement parce que Nicolas Sarkozy avait promis la rupture et ne propose maintenant que la suture. Pire ! Son régime est marqué par le sceau du cadeau aux riches via le paquet fiscal. Le seul moyen de rebondir eut été de rompre avec cette ponction. Cela ne fut pas fait. Et les français ne voient pas où est le changement. Nicolas Sarkozy espère se maintenir à flot via la présidence française de l'Europe. Il va être économe de ses gestes après avoir été touché à tout. Le problème c'est que les français ont vu et la magie ne s'exercera plus. Un vieux proverbe africain dit « Plus le singe monte dans l'arbre plus on voit son cul... ». On excusera l'image mais elle vaut toutes les métaphores des communicants qui se pressent au chevet du chef de l'Etat.

Elections Européennes : Attention danger.

La France rentre dans l'instabilité chronique et le dysfonctionnement avec la sanction de Sarkozy et de sa politique lors des municipales, la crise institutionnelle est visible lorsqu'on compare la popularité du Président et du Premier ministre, des caisses vides, une conjoncture économique mondiale redoutable, des mouvements sociaux à la hausse, une austérité même déguisée déjà palpable, et une présidence française Européenne à hauts risques. Au-delà des sondages, le prochain round sera évidemment électoral. Ce seront donc les élections européennes.
Le Parti Socialiste tout à la joie de son succès, au délice de son congrès, ne se préoccupe pas du redoutable obstacle qui se dresse sur sa route. Il pourrait ruiner bien des ambitions et rebattre bien des cartes.

Et ceci pour plusieurs raisons. D'abord françaises, le gouvernement va devoir serrer la ceinture des français. Il est peu probable que dans un an la crise économique soit derrière nous. Et il serait étonnant de voir le pouvoir d'achat prospérer alors que Nicolas Sarkozy et François Fillon révisent la croissance à la baisse... La colère française ne désarmera pas. Mieux la tension sociale marchera du même pas.
Dans le même temps, le Traité de Lisbonne dispose que le Président de la Commission sera choisi au sein du parti politique européen qui aura gagné les élections au Parlement européen. Dans la nouvelle configuration, l'électeur européen se retrouvera dans la situation de l'électeur allemand ou britannique. Ces derniers, lorsqu'ils votent aux élections législatives nationales, ne se contentent pas de voter pour un parti. En portant leurs suffrages sur tel ou tel parti, ils participent à la désignation du Premier ministre britannique ou du chancelier fédéral allemand. Les partis européens (Parti Populaire Européen, Parti Socialiste Européen, etc.) seront donc amenés de présenter leur candidat ayant vocation à occuper le poste de président de la Commission. Ces partis devront faire campagne sur un programme à l'échelle européenne.

Cette situation va considérablement changer la donne politique :
La « parlementarisation » accrue du processus décisionnel communautaire (rôle dominant du Parlement européen dans la désignation du président de la Commission) déplace son centre de gravité de définitions des politiques européennes. Aujourd'hui elles sont définies par un accord entre le Conseil des ministres et le Parlement européen au travers d'une Commission fortement influencée quant à ses initiatives par les Etats membres. Après l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, le Parlement européen sera en position de faire endosser son programme législatif par une Commission européenne, dont les deux principales « têtes » (le président de la Commission et le Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité) seront vraisemblablement issues du Parlement européen. Dans l'ancienne configuration, le Parlement européen validait des nominations préparées par les chefs d'Etat et de gouvernement. Le lien entre la victoire aux élections européennes et le choix du président de la Commission est évident. Il est à l'avantage du Parlement européen, donnant une prime à des candidats venant de ses rangs lors de la constitution de la Commission. Compte tenu de cette « vraie politisation » de l'élection européenne, il est presque certain que la traditionnelle gestion commune exercée par le PPE et le PSE sur les textes adoptés au sein du Parlement européen avec le partage du mandat de cinq années de président du Parlement européen en deux demi présidences (2 ans ½ pour le PPE et 2 ans ½ pour le PSE) volera en éclats.

Chacun comprend que la combinaison entre « l'impossible renouveau » de la politique de Nicolas Sarkozy et la potentialité citoyenne ouverte par le Traité de Lisbonne ne vont pas marcher d'un même pas. Le PS sera porteur du programme commun social démocrate Européen. Il aura un avantage, le seul à gauche à pouvoir prétendre imposer son champion à la présidence de la commission. Mais aussi un désavantage être identifié aux sociaux démocrates Européens au moment où la radicalisation française sera à son comble. Cela pourrait être l'occasion de réveiller les démons de la division des socialistes français sur l'Europe. D'autant que nous sortirons de la présidence française. Observons ici ou là les velléités d'un Links Partei à la française. Mais nous aurons aussi la concurrence toujours possible d'une liste Nicolas Hulot-Cohn-Bendit. Souvenons nous de 1994, Michel Rocard, Premier secrétaire et tout désigné pour la présidentielle, trébucha sur l'écueil européen. Il est donc urgent de ne pas se satisfaire de la victoire des municipales, du rejet de Sarkozy et d'aiguiser seulement les couteaux pour le congrès du PS. Il est urgent de s'opposer, de proposer, mais aussi de définir la réorientation collective voulue par les socialistes français pour l'Europe. Mieux, il faut la faire partager par les sociaux démocrates européens. Et faire acte, par l'opinion que le vote pour le PSE est celui du renouveau européen nécessaire à tout la France. Sinon le PS ratera tout à la fois son rendez-vous européen et son deuxième pas dans l'alternative à Nicolas Sarkozy. Les municipales avait à gauche un spectre, le MODEM. Les européens en auront un autre bien plus redoutable car il « encodera » comme on dit maintenant nos alliances pour les régionales.


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Vendredi 25 avril 2008
publié dans : Le vlog
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Jeudi 24 avril 2008
publié dans : Le tableau d'honneur des associations du 19ème

Dans une société où l'individualisme prend de plus en plus le pas sur le collectif, je veux mettre en avant des initiatives et des associations qui font un travail formidable pour créer du lien social. Je voudrais ainsi souligner le désintéressement, le don de soi, la solidarité où l'envie de faire sociale. Cette lutte muette contre le tout marché et le marché aux ambitions ou la « peopolisation » des esprits. Chaque semaine, vous retrouverez au tableau d'honneur du 19ème une "assoc" qui vit pour les autres. Si vous voulez les aider, si vous voulez les soutenir, nous aurons fait notre travail: Construire la chaîne de la solidarité citoyenne dans le 19ème.


Jean-Christophe Cambadélis


Espace 19 est une association de loi 1901, laïque et apolitique fondée en 1979 par des militants sociaux (notamment des conseillères conjugales et familiales) réunis par la volonté de développer des espaces de convivialité.

L'association a vu le jour dans le but de « créer, gérer et animer un ou plusieurs centres d'animation dont l'objectif est d'améliorer les relations humaines et sociales, la vie familiale, la vie culturelle dans le respect de la personnalité de chacun.» (Article 2 des statuts). Le Conseil d'Administration donne délégation à une équipe salariée pour mettre en oeuvre ces missions.

 Pour en savoir plus le site de l'association et son blog

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Jeudi 24 avril 2008
publié dans : Actualité
Régularisation des "sans papiers" salariés: Au cas par cas oui, non au "numérus clausus" caché

"M. Hortefeux, de peur d'envoyer un mauvais signe à une fraction de son électorat, nous déclare qu'il n'y aura pas de régularisation massive. Soit on est favorable au "cas par cas" et on ne saurait préjuger à priori du nombre, soit il s'agit d'un leurre et il serait plus honnête de dire qu'il y a en réalité un numérus clausus caché et donc ce n'est plus le cas par cas..."
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Mercredi 23 avril 2008
publié dans : Parti Socialiste






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Mardi 22 avril 2008
publié dans : Actualité
Ma réaction à l'AFP après l'annonce d'une étude à priori positive des cas des sans-papiers grévistes:

"Les recommandations gouvernementales de mensuétudes aux préfets à propos des grévistes sans papiers vont dans le bon sens."
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Lundi 21 avril 2008
publié dans : Parti Socialiste
Téléchargez "Réponses à des militants !" en PDF


L'excellent Jean-Jacques Urvoas m'a fait parvenir le Procès Verbal de la section du Guipavas. De façon subliminale il me pointait le décalage entre nos préoccupations « nationales » et la réalité du terrain. Message reçu. J'ai décidé de répondre « aux copains » et pas « aux journaleux ».

Le 8 avril 2008 les socialistes Guipavoriens se sont réuni chacun y est allé de son analyse à propos du congrès du PS.

Isabelle : À l'issue des élections municipales et cantonales, le PS apparaît encore plus comme un parti d'élus locaux. Sa dimension nationale et sa capacité à offrir des perspectives, des projets pour la France et l'Europe doivent être impérativement affichées si la PS souhaite reconquérir le pouvoir. Le congrès devra servir à déterminer cette ligne.

Réponse : Je crois que le PS est semblable à une grande baleine échouée sur le sable. Dominant dans les régions, villes et départements, incapable de nager dans les eaux profondes de l'alternative à la droite. De quoi avons-nous besoin ? D'un cap, se sera la déclaration de principes qui nous sera soumise dans quelques jours. De réponses, ce devrait être le rôle du congrès.

La droite abîme la France, étrangle les français, s'attaque aux plus faibles. Le Parti socialiste doit présenter une ligne claire, des réponses innovantes, une stratégie performante. Sinon comme tu le sous entend, il sera plus confortable d'assurer des bastions locaux que de se lancer dans un combat national incertain. Il faut reconquérir le pouvoir car le socialisme ne saurait être viable s'il n'est que local.

Yvon : J'attends que le PS mette en place une machine de guerre pour gagner les prochaines élections nationales. Sarkozy l'a fait avec l'UMP. Il faut le faire avec le PS.

Réponse : Yvon tu as raison ! Mais il n'y a pas de machine de guerre efficace sans but de guerre clair, sans stratégie définie. Bref, il faut une boussole pour savoir où l'on va. Des idées claires, praticables plutôt que les brumes du combat de personnes.

Sarkozy a s'abord défini la rupture avec notre modèle social avant de rendre efficace sa machine.

Yann : Il faut que le PS affirme qu'il est la première force de gauche. Il faut qu'il redevienne un parti de gouvernement. Pour cela il faudra un débat politique afin d'arrêter une ligne directrice lisible et claire.

Réponse : d'accord avec toi yann. Le problème est comment définir une ligne « directrice lisible et claire ». J'en ai soupé de ces contributions, motions, textes totalisant qui cherchent à épuiser le débat plutôt que l'éclairer. J'en ai écrit tellement en vingt ans. Ce débat politique doit déboucher sur la clarté. Voilà pourquoi j'ai proposé de faire autrement pour le prochain congrès. 20 questions décidées par les socialistes. 20 réponses aux votes des militants des militants, 20 débats au congrès pour les trancher. Car enfin de compte les motions « fourre tout » sont le plus sûrs moyens de laisser les mains libres. Là nous définirons une ligne, des réponses, une stratégie. Pas besoin d'une ou d'un père fouettard, les principaux débats seraient tranchés. Il suffirait de faire vivre nos décisions. Le congrès suivant pourrait commencer par un rapport d'activités sur la mise en oeuvre des décisions.

Alain : Il faudra que le 1er secrétaire désigné à l'issue du congrès soit impérativement le candidat à la présidentielle pour éviter le spectacle de la dernière fois.

Réponse : Alain je ne te suivrais pas ! Pas seulement parce que c'est trop tôt. François Mitterrand, même 1er secrétaire, s'est déclaré quelques semaines avant l'échéance. Mais parce que nous sommes, tu le sais devant un vrai problème de leadership. Depuis le départ de Lionel personne ne s'impose. Le dirigeant désigné même avec 60% pour Ségolène est contesté. On pourra dire que le leader sera incontesté que le jour où il aura gagné la présidentielle. Pour le rendre moins incontestable, il n'y a que la solution des primaires dans notre électorat. Pour cela il faut ramener le calme au PS. J'allais écrire la confiance. Et en plus il faut trancher de nombreuses questions. Nous devons ouvrir un espace pour les présidentiables suffisamment tard pour ne pas être pollué,  suffisamment tôt pour être rassemblés un an avant l'échéance. Bref, il faut construire la dynamique de l'alternative plutôt qu'imposer un berger contesté !

Vincent : est également pour que le 1er secrétaire soit le prochain candidat à l'élection présidentielle. Il souhaite également que les têtes socialistes changent enfin, car ce sont les mêmes depuis des dizaines d'années !

Réponse : Vincent ! Les temps changent, les têtes aussi ! Où sont les Mauroy, Rocard, Chevènement, Mermaz, Mexandeau, Jospin etc. Des références évidemment, mais ils ne sont plus les leaders principaux du tendre drame que nous vivons. Non, de nouveaux leaders s'imposent, regardez Jean-Jacques Urvoas, la mutation est à l'ouvre. De toutes façons la voracité de « nouveaux » du système médiatique fait son ouvre avec encore plus d'efficacité que les militants !

Alix : En analysant les premières positions des futurs candidats au poste de 1er secrétaire, il semble qu'ils défendent le choix d'un candidat aux présidentielles différent du premier secrétaire du PS. Or ces positions sont en contradiction avec la base du part. Enfin, il faut attendre que le parti se mette en marche pour les prochaines élections.

Réponse : Alix faut-il attendre ? La tâche du 1er secrétaire sera de rendre efficace le PS tant du point de vue électoral que social. Mais il devra préparer les élections européennes qui vont être déterminantes. La radicalité dans l'austérité de Nicolas Sarkozy va provoquer une envie de « gueuler ».

C'est un moment que l'extrême gauche peut utiliser. Vous connaissez cela en Bretagne. Mais nous pouvons aussi être confrontés à des écologistes regroupés autour de Cohn-Bendit/Hulot. Si le PS est divisé à son congrès, s'il n'est pas clair sur l'Europe, nous connaîtrons de graves difficultés. Et puis il y aura les élections régionales. La droite veut déjà modifier le mode de scrutin. Je suis de ceux qui estiment que l'on devrait dire à Sarkozy que nous ne voterons pas la réforme de la constitution s'il touche au mode de scrutin aux régionales. Tu vois il y a du boulot pour bâtir une alternative.

Marie-Paule : Le parti fonctionne bien localement. Mais au sommet cela se gâte. Il existe un réel problème avec les têtes pensantes du parti.

Réponse : Marie-Paule, ce qui me frappe moi, c'est la convergence sur le fond - honnêtement les divergences sont dues au passé et pas au présent - les querelles d'accents - c'est-à-dire sur l'ampleur plutôt que sur la nature des réponses. - Les conflits de personnes -dus plus à la pipolisation de la politique qu'à de vraies divergences politiques.

Yvon : Actuellement la majorité et le gouvernement jouent tous les rôles : celui de la majorité mais également celui de l'opposition. Il faut que le PS regagne sa place de première opposition.

Réponse : Oui Yvon tu as raison. Mais notre problème reste la visibilité de notre opposition. Nous sommes au Parlement et pas sur le terrain. Où sont les campagnes, les meetings contre la vie chère ? Les pratiques militantes de mobilisation de l'opinion ? Et puis nous sommes devenu un parti de rejet et pas de projet. Une bonne opposition n'est visible que si elle est crédible et défends une alternative.

Alix : Il faut qu'à l'issue du congrès, il y ait une ligne directrice claire. Le Modem est le contre exemple, puisque faute de clarté et de lisibilité il s'effondre.

Réponse : Je te propose le triptyque suivant : notre identité d'abord, notre élargissement ensuite, les alliances enfin, là il n'y a pas de risque.

Florent : le Modem s'effondre effectivement, mais son électorat est toujours présent.

Réponse : Juste Florent ! Il faut donc une dynamique à gauche pour attirer et une alternative crédible pour convaincre. Telle est l'alchimie gagnante !

Vincent : Il faut être clair. Bayrou n'a jamais été un homme de gauche. On ne peut pas s'allier avec lui.
Réponse : Comme tu y vas Vincent ! Si on ne rassemblait que des hommes et des femmes vraiment de gauche, on aurait du mal à être majoritaires. Mitterrand n'a jamais eu de problème pour s'allier avec Robert Fabre, radical de gauche, qui n'était pas précisément de gauche et Léon Blum qui s'est allié avec le parti radical d'avant guerre. La question est de se rassembler sur quoi ?

Le « centrisme présidentiel » de Bayrou a pour but de nous supplanter au 1er tour de la prochaine présidentielle. Il faut le savoir ! Nous devons être devant ferme sur notre alternative, les mains tendues au second tour pour battre Nicolas Sarkozy ou son successeur.

Yves : Il est notable de remarquer une inversion lors de ces 20 dernières années. Il y a 20 ans, le PS était plus porté par des utopies tandis que la gestion locale était plus pour la droite. Aujourd'hui c'est l'inverse. La gauche gère localement et ne porte plus de messages, d'idées.

Réponse : Yves ne serais-tu pas à la recherche de « l'utopie concrète » ? Je te propose « penser l'utopie globale », « le traduire au national », « le décliner au local ».

Isabelle : Effectivement la gauche gère avec succès les collectivités locales. Elle en a du coup peut être perdu sa capacité à appréhender globalement. Mais ne faudrait-il pas que le PS s'inspire d'exemples locaux comme les socialistes bretons qui ont du construire de solides bases électorales sur leurs valeurs mais également en nouant des alliances. (cf. congrès fédéral de la rentrée 2007).

Réponse : Isabelle, j'aurais mauvaise grâce à ne pas te dire oui. Mais si le breton est solide, il est confronté parfois à quelques soucis électoraux - par exemple aux municipales - qui doivent le faire réfléchir.

Yvon : Il faudrait que le PS regagne les votes ouvriers et salariés qui ne vont plus voter.

Réponse : Mais Yvon comment pourrait-on te contredire ! La question est comment ? Je crois que c'est la crédibilité et l'efficacité dans et pour la justice sociale qui regroupera les couches ouvrières, et pas le populisme démagogique !

Marie-Paule : Pour cela, il faut que le PS existe localement et se montre pour susciter l'intérêt des citoyens.

Réponse : Marie-Paule, tu résumes parfaitement ce que doit être l'une des tâches de la nouvelle direction, un PS réformiste dans une économie de marché régulée dont la tâche sera de reconstruire un socialisme au quotidien au travers d'un esprit militant !

Henri : Il faut que le PS sorte de son parisianisme. Il y a des choses qui se passent ailleurs comme par exemple à l'ouest.

Réponse : Allez Henri, à l'ouest il y a du nouveau. Je plaisante ! Ta critique porte sûrement sur les « postures » souvent changeante, « l'impressionnisme médiatique et sondagier », « l'hyper réactivité aux débats Solférinesques », « le jargon technocratique et souvent suffisant », « l'absence d'écoute et encore plus de réponses ». Bref, ce contre quoi pestent les socialistes parisiens du 19ème arrondissement de Paris»

Merci à tous, merci à vous, à toute !
JCC

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Lundi 21 avril 2008
publié dans : Bloc-Notes
Téléchargez le bloc-notes n°45 en PDF

L'échec de Sarkozy soit ! Mais la gauche quoi ?

Le Parti Socialiste tance Sarkozy et il a raison. Mais il ne dit pas ce qu'il aurait fait, il a tord. L'effondrement sondagié de Nicolas Sarkozy n'est pas inattendu. La théorie de la rupture était un slogan « 100% com. ». Elle permettait une autonomie vis-à-vis de Jacques Chirac et de fédérer le mécontentement.

Le contenu bonaparto-libéral de la doctrine sarkozyste n'a pas résisté aux faits.

Il fallait tenir quand Sarkozy était au zénith mais les français ont-il été totalement dupes ? Il suffit pour s'en convaincre de regarder les résultats des législatives.

Sarkozy lui a fini par croire à son slogan. Il a touché à tout mais n'a rien changé. Il a doublé cette improvisation par une prétention de nouveau riche. Et Sarkozy est retombé lourdement. Il chute de l'olympe sondagière. Il redevient un politique comme les autres.

Un comble, il fait moins bien que Chirac, alors qu'il a été élu pour tourner la page.

La France revenue de tout, est revenue à la case départ. Et la gauche croyant faire l'événement se fait « mouche du coche ».

Tout le problème de la gauche est là depuis 2002. Doit-on prospérer via une opposition de rejet ou construire une opposition de projet ?

La gauche est empêtrée dans le confort de la Vème République qui veut que l'on se pose en s'opposant plutôt qu'en proposant. Voila pourquoi la gauche travaille plus son opposition que son alternative.

Il est d'ailleurs significatif que l'on fasse en France des sondages sur qui est le meilleur opposant à Sarkozy et point sur qui est le meilleur proposant.

Nous ne cessons de répéter qu'il faut d'abord bâtir l'alternative avant de choisir qui s'opposera à Sarkozy ou Juppé.

En ce sens, la nouvelle déclaration de principe est une bonne « nouvelle ». Elle rassemble les socialistes dans la modernisation de leur doctrine. Honnêtement c'est autrement plus prioritaire que la « chasse au Sarkozy ».

La nouvelle déclaration de principe ou l'ébauche d'un socialisme différent
Téléchargez la nouvelle déclaration de principe en PDF

Il s'agit de ce qui fonde le contrat socialiste, c'est son nouveau code génétique. Lorsqu'en juin 2007, j'ai proposé une nouvelle déclaration de principe, ma démarche répondait à deux raisons, la nécessaire actualisation et l'urgence d'un acte d'union.

Le Parti Socialiste sortait de mois de divisions. La vrai/fausse querelle sur le traité constitutionnel européen donnait l'impression aux français que les socialistes étaient divisés sur les buts.

Et dans un monde hyper médiatisé où le ressort de la mise en scène de l'information est le dissensus.  A l'exception notable des élections locales, Le PS semblait incapable de retrouver son équilibre.

Il s'agissait donc de bâtir un nouvel équilibre. C'est maintenant chose faite. Ceux qui ont participé comme moi à la commission « Bergougnioux-Weber » on peut mesurer le chemin parcouru au regard de la commission Gérard Collomb en 1990.

On avait refusé à l'époque la domestication écologique et sociale de l'économie. Ici tant la question du modèle socialiste, écologique et social, que la société juste, l'égalité réelle, ou encore le réformisme radical voir le parti pris de rassembler toute la gauche dans une seule formation, ces questions et d'autres n'ont pas donné lieu à grande polémique.

Une nouvelle formulation de nos buts et des moyens ; Une nouvelle définition de la nature du parti s'adressant à toute la société, dépassant la seule délimitation à la classe ouvrière tout cela était nécessaire.

Si le nouvel age du capitalisme comme l'explique Manuel Castells, transforme « la manière dont nous naissons, vivons, apprenons, produisons, conduisons, rêvons, luttons et mourrons ». Le nouveau socialisme doit proposer une réponse globale avant de décliner l'alternative. C'est le sens de la déclaration mais il ne peut exister une alternative cohérente s'il n'y a pas de pensée globale. Un PS réformiste dans une économie de marché régulée. Une stratégie visant à rassembler toutes les cultures de gauche dans une même formation : réformiste et ouvert, c'est la nouvelle doctrine qui tourne la page d'Epinay.

Ce qui est remarquable dans la première partie de l'exercice que nous venons de réaliser, c'est qu'il fut novateur et profondément convergent. Cela confirme une intuition, les divergences sont des divergences « d'accents ». Elles sont souvent le produit de postures. Elles puisent leur racine dans le champ médiatique. Elles sont souvent techniques dans le sens où elles procèdent du comment, pas du pourquoi. Et c'est ici que réside le paradoxe. Les divergences dans la gauche se sont contractées. Elles n'ont plus la force fondamentale des divergences que nous connaissions dans le passé, par exemple, sur la nature du socialisme. Tous les responsables socialistes dans leur collectivité ont une pratique disons « social-démocrate ». C'est la raison pour laquelle les divergences s'étaient évaporées, les questions de personnes ont malheureusement tant d'importance.

Les vraies divergences se sont déplacées, de la nature du socialisme au moyen de le promouvoir : Le choix des priorités, la nature des alliances, la sélection des dirigeants, la fonction partisane. D'ailleurs c'est la raison pour laquelle l'autre commission, celle sur les statuts ne trouve pas de consensus. Ceci éclaire l'enjeu du congrès. Il ne portera pas vraiment sur la nature du socialisme. Il ne portera pas non plus sur sa modernisation ou pas. Il ne portera pas plus sur les solutions programmatiques ne serait-ce que parce que c'est trop tôt. Il portera sur la nature et la stratégie du PS. La déclaration de principe vient d'accoucher une façon différente d'être de gauche. Et tous les courants l'ont adoptée. C'est la deuxième bonne nouvelle après les municipales.
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Lundi 21 avril 2008
publié dans : Actualité
Les mauvaises nouvelles s'accumulent. Ce week-end, nous avons perdu une grande dame, Germaine Tillion, éthnologue et résistante lors de la seconde guerre mondiale. Elle est et restera une figure de notre siècle par son courage et son travail exceptionnel sur l'Algérie et le maghreb en général.
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Samedi 19 avril 2008
publié dans : Actualité
J'ai pris l'initiative d'écrire à mes collègues parlementaires pour une action de solidarité avec les sans papiers grévistes.

"Travailleurs, salariés. Ils manifestent pour obtenir des papiers... Si ce n'est pas l'immigration choisie, ils ont été choisie par des employeurs, ils doivent être régularisés. C'est à nous parlementaires d'agir !"
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