Mercredi 30 janvier 2008
publié dans : En direct du 19ème arrondissement
DSC00751.JPGHier matin, j'ai rencontré la classe qui a été choisi pour représenter la 20ème circonscription de Paris. Il s'agit de l'une des classes de CM2 de l'école élémentaire, de la rue de la Villette. Les élèves m'ont posé beaucoup de questions sur mon parcours scolaire, universitaire et politique. Nous avons travaillé sur le projet de loi qu'ils pourraient proposer pour le 14ème parlement des enfants qui aura lieu le 7 juin prochain au Palais Bourbon. Ils n'ont pas encore "tranché" mais  beaucoup d'idées interessantes ont été exprimées. J'y reviendrai lorsqu'ils auront choisi la proposition de loi dans un prochain billet.


En savoir plus sur le Parlement des enfants.
ajouter un commentaire recommander créer un trackback
commentaires (1)   
Mardi 29 janvier 2008
publié dans : Bloc-Notes
undefinedLe rapport Attila !

Notre ami Attali a une façon toute personnelle de présenter son « œuvre ». Le côté « c’est à prendre ou à laisser » nous a laissé pantois. Tant il est vrai que l’excommunication du politique à ce niveau avait rarement été atteinte. Car enfin hiérarchiser, trier, mesurer, ou encore réfléchir à la faisabilité d’un rapport n’est pas tout à fait secondaire.
On peut ambitionner d’être les « Armand-Rueff » des temps modernes et laisser aux représentants du peuple – « ces vulgaires représentants bornés du politique » – la possibilité d’en débattre.
Au-delà d’une présentation déplaisante voire déplacée décrétant hors jeu tous ceux qui peuvent questionner l’œuvre pour les temps futurs. Il nous faut aborder le fond. Et ici on peut résumer ainsi « l’objet ». Il est idéologiquement connoté mais ponctuellement intéressant.

Dire que ce sont les rigidités françaises dû au compromis des « trente glorieuses » qui sont un frein pour la croissance. Ce n’est pas tout à fait nouveau ni tout à fait exact, mais c’est idéologiquement marqué. La croissance dans le monde moderne dépend : des brevets, de l’investissement, et du travail. Dire qu’il y a par ailleurs, des rigidités qui loin d’être égalitaires, reproduisent des inégalités est par contre tout à fait défendable. Et tout ce qui produit de la rente au détriment de l’activité productive doit aussi être pointé avec sévérité. L’aspect Attila du rapport avec ses 300 mesures et son côté « terre brûlée » n’a pas de vertus en soi.

Dans le supermarché Attali les rayons sont pleins de propositions diverses mais il n’y a pas de tête de gondole.
Le problème posé à la société française n’est pas seulement le diagnostique qui devrait être partagé, mais de hiérarchiser et de construire le chemin pratique pour la débloquer.

La rupture DSK

Après avoir annulé la dette du Libéria (Besancenot en avait rêvé), réconcilié le FMI et l’Argentine (personne n’osait l’espérer), expertisé le programme économique du gouvernement Habas pour la conférence d’Annapolis (une paille !) dit son fait à Sarkozy (Colombani ne s’en est pas remis), DSK renvoie Georges Bush a un travail sérieux face à la récession (on a déjà fait mieux comme alignement sur les Etats-Unis), avant de proposer une relance budgétaire plutôt que la rigueur (propos salué comme historique et ceci devant Lagarde qui prépare la sienne).

Alors on se dit : il va être difficile aux « bégueules » de faire la gueule à DSK. Pas sur ! Car les sceptiques satisfaits ne sont satisfaits que de leur scepticisme. Passons !

Erik Izraelewicz sur Europe 1 note dans son édito à propos de l’appel lancé par DSK, « est-ce que c’est une rupture pour le FMI ? Oui jamais depuis vingt-cinq ans un patron du FMI n’avait préconisé une telle stratégie » et de conclure, « l’appel de Dominique Strauss-Kahn heurte peut être la pensée classique du FMI. Elle est pourtant pleine de bon sens. La crise d’aujourd’hui mériterait qu’il soit entendu ».
Si la crise est sérieuse, elle l’est. Si elle se distingue de la crise de 1929, la métamorphose du capitalisme nous interdit la facilité de la reproduction de l’analyse. Le système produit des bulles, bulle asiatique, bulle internet, bulle logement, poussées par le gaz de l’hyper rentabilité. Alors il faut tout à la fois injecter des liquidités, ce que font les banques centrales, mais aussi s’attaquer à la récession.  La rupture « mode DSK » en quelques sortes.

Un premier tour encourageant

Le premier tour des élections législatives partielles à Chartres et dans les Hauts-de-Seine marque une forte progression du Parti socialiste. Ce qui est intéressant à plus d’un titre. D’abord parce que les électeurs confirment les sondages marquant la forte dépréciation du système Sarkozy. Ensuite cela dénote une lutte pas encore dénouée entre la tenaille Bayrou-Besancenot sur le PS et le marteau socialiste vecteur de sanction. Le vote pour le MoDem à 18.5% à Chartres est tout autant une indication que le progression du PS. Enfin si cela se confirme aux municipales, le climat changera du tout au tout. Tant il est vrai que la volatilité médiatique fera son œuvre. Le mistigri de la division changera de camp. La question du leadership est relativisée au profit de l’offre. Le débat ne sera plus à gauche, que faire pour compenser nos échecs aux présidentielles ? Mais tout faire pour que la victoire municipale ne conduise pas au lâche soulagement.

Un parti apaisé, une gauche rassérénée par la victoire devrait être moins crispé sur la recherche de la femme ou de l’homme providentiel. Mais, elle devrait chercher comment rendre durable ce premier pas de reconquête ? Sachant que les Européennes et les régionales seront des rendez-vous autrement plus complexes.

Le nouveau parti de la LCR

Dans le même week-end, la LCR et le Parti des Travailleurs ont lancé la perspective d’une nouvelle formation concurrente dépassant leur structure d’origine, pendant que le PCF bouclait son accord avec le PS et Lutte Ouvrière mettait un pied dans la gauche plurielle. Et alors que les Verts refusaient leur réforme des statuts (la remise en cause de la majorité de blocage à 60% n’ayant atteint que 57% des voix). La tentation du « linkspartei » sans sociaux démocrate, ni communistes, voire sans verts n’est que l’extension du parti de Besancenot à ses sympathisants et a bien peu de chance de réussir.

Le mythe de Sisyphe de la LCR: Piaget, Juquin, Bové, seul change le porte drapeau…Des nouvelles avant-gardes en rupture empiriques avec les appareils aux copains qui veulent faire un bout de chemin ensemble, rien ne change… Si ce n’est que aujourd’hui le porte-voix est… pur produit de la LCR. Cela ne simplifie pas la donne. Car la LCR tentera tout pour garder l’hégémonie électorale (on a vu comment Besancenot a torpillé les « comités du NON »).

S’élargir tout en contrôlant voire en subordonnant les autres, voilà qui n’est simple pour personne… Mais encore moins à l’extrême gauche. La gauche de transformation ne doit pas se déterminer par rapport aux soubresauts de la gauche de contestation.

Nous ne pouvons gouverner avec eux et ils ne veulent pas gouverner avec nous. Nous sommes condamnés à marcher côte à côte et espérer frapper ensemble la droite.  Et pour ce faire nous n’avons qu’une exigence, que ces derniers clarifient leur rapport à sarkozy. Est-ce qu’il est l’ennemi principal ou sommes nous les frères ennemis d’une même politique. Tant que ce camp n’aura pas hiérarchisé ses combats, il pourra avoir des hauts et des bas mais sera dans l’isolement et la concurrence. Et Besancenot peut tendre la main, les électeurs ne voient que le poing.
ajouter un commentaire recommander créer un trackback
commentaires (5)   
Lundi 28 janvier 2008
publié dans : Le tableau d'honneur des associations du 19ème
 

Dans une société où l'individualisme prend de plus en plus le pas sur le collectif, je veux mettre en avant des initiatives et des associations qui font un travail formidable pour créer du lien social. Je voudrais ainsi souligner le désintéressement, le don de soi, la solidarité où l'envie de faire sociale. Cette lutte muette contre le tout marché et le marché aux ambitions ou la « peopolisation » des esprits. Chaque semaine, vous retrouverez au tableau d'honneur du 19ème une "assoc" qui vit pour les autres. Si vous voulez les aider, si vous voulez les soutenir, nous aurons fait notre travail: Construire la chaîne de la solidarité citoyenne dans le 19ème.

Jean-Christophe Cambadélis  

 

logo_polysons.gifLe Choeur des Polysons

Le Choeur des Polysons  a été créé en 1994 par Marc et Elisabeth Trigo. C'est aujourd'hui une association active qui regroupe essentiellement des enfants du quartier de Belleville à Paris. La plupart ne savent pas lire la musique, mais la passion qui les anime pour le chant choral, sous la bienveillante mais rigoureuse direction d'Elisabeth Trigo, les a déjà amené à un niveau musical qui les a conduits à se produire dans les lieux les plus divers et les plus prestigieux. De la salle Cortot à la Basilique de Saint Denis, du Conseil Economique et Social à la Comédie Française, du Ministère de la Culture à la Salle des fêtes du Sénat, de la Direction de la Musique aux Salons de l'Hôtel de Ville de Paris et jusque sur la scène de l'opéra Garnier ainsi qu' au stade de France devant 65 000 spectateurs à l'occasion de la représentation de l'opéra de Bizet "Carmen".
 
 
Le succès du Choeur a conduit l'association à créer un choeur préparatoire pour des enfants plus jeunes "Les Petits Polysons".  Au total l'effectif est d'une centaine d'enfants qui participent régulièrement à l'action de cette association.

 

 
ajouter un commentaire recommander créer un trackback
commentaires (0)   
Vendredi 25 janvier 2008
publié dans : Médias
undefinedJe suis l'invité politique de France bleu aujourd'hui à partir de 12h40. Je répondrai en direct aux questions de Gilbert Chevalier.



Les fréquences de France bleu
ajouter un commentaire recommander créer un trackback
commentaires (3)   
Mardi 22 janvier 2008
publié dans : Bloc-Notes
undefinedRéussir les municipales !

Au moment où Nicolas Sarkozy connaît un retournement de conjoncture populaire rare sous la Vème République. Où pour la 1ère fois la courbe des sondages du 1er ministre et du Président se croise. Ce qui en dit long sur la réprobation de la « représentation Sarkozienne ». Au moment où le pouvoir est confronté à la bourrasque de la dépression des marchés financiers. Situation que le gouvernement n'a non seulement pas anticipé mais aggravé par une politique libérale aveugle. Au moment où le Président et le premier ministre cherche à obtenir par le biais des municipales, un permis de sévir pour l'austérité via l'augmentation de la CSG, RDS, TVA. Le Parti socialiste a donné une image d'union, qui a permis de la visibilité à sa réflexion sur son projet doctrinale. Voilà qui est positif dans la préparation des municipales. Mais il ne s'agit pas seulement d'une trêve avant le retour des hostilités une fois les municipales passées. Une idée fait son chemin. On ne refonde pas les uns contre les autres encore moins sous le parapluie de la présidentielle.

C'est dans ce moment un peu particulier que DSK est apparu.

Dominique ne voulait pas qu'il soit dit « DSK trouve du temps pour voir Sarkozy et n'a pas une minute pour les socialistes ». A la veille des municipales et au moment de la chute de Sarkozy dans les sondages, être une bouée médiatique instrumentalisée par Sarkozy lors d'un entretien n'aurait pas été compris par la gauche. Pour autant il ne souhaite pas faire de ce passage une stratégie de retour. Tout au plus un intérêt pour le renouvellement de la pensée socialiste, dont il fut l'un des précurseurs. Il a annoncé fort tard samedi sa présence, précisément pour garder à celle-ci la dimension qu'il convenait. DSK n'est pas seulement un ami. C'est et ce sera une chance pour la gauche dont personne ne pourra se passer le temps venu. Comme le dit Benoît Hamon: « c'est un homme intelligent dont il est possible que la France ait besoin demain. Si c'est le cas, cette rencontre aura lieu mais ce ne sera pas en 2008, ce sera en 2011, 2012. » Bon ! Les médias se sont fait l'écho de ce côté incontournable si l'envie lui en dit et les conditions sont réunies. Ce n'est pas à nous de nous en plaindre, même si nous savons faire la différence entre un passage signifiant et un retour signifié.
ajouter un commentaire recommander créer un trackback
commentaires (6)   
Lundi 21 janvier 2008
publié dans : Actualité
Pierre Lambert est décédé. Nombreux sont ceux qui m’ont demandé de réagir. Je n’ai pas réagi sur l’instant… comme il me l’avait enseigné : « ne jamais être sous l’emprise de l’événement ». L’homme était séduisant, sa force de caractère indéniable et le personnage privé beaucoup plus charmeur que son action publique le laissait penser. Formé au PSOP de Marceau Pivert, il était trotskyste de stricte obédience ; persuadé que l’obstacle principal à la « révolution prolétarienne » était le stalinisme. Il se voulait en cela, fidèle au Programme de transition de Léon Trotsky.

C’est la raison pour laquelle Patrick Jarreau dans Le Monde a eu raison de dire qu’il ne fut pas favorable, au tournant du siècle, à l’entrisme des Trotskystes dans les organisations du PCF… Il réprouvait par-dessus tout cette idée que le stalinisme défendait à sa manière, la gauche.

C’est comme cela que l’on comprendra son soutien, voire sa participation, par l’envoi de militants en leur sein, aux organisations qui disputaient au PCF, l’hégémonie sur la gauche. Car les trotskystes n’étaient pas en capacité de le faire.

Il ne s’embarrassait pas de détails dans ce qu’il estimait être le principal, et n’était pas très regardant par rapport à ce qu’il lui semblait être essentiel… Il se vivait comme un résistant au stalinisme. Il aimait à dire aux jeunes pousses : « nous sommes de la race des Yakir et des Grikorenko », célèbres opposants aux « maîtres du Kremlin ». Il fut au premier rang du combat de Messali Hadj contre le FLN en Algérie. De celui de FO et de la FEN avec son ami Monatte ou Alexandre Hébert, partageant avec eux la culture typiquement années 30 de la grève générale.
Il ne fut pas pour rien dans le combat des mineurs en 1963, la préparation de 1968 et le double « non » au Général de Gaulle en 1969. Enfin sa campagne pour le vote Mitterrand dès le premier tour de la présidentielle en 1981 ne fut pas négligeable pour faire sauter le verrou de la division… Ce dernier en convenait.

Il stigmatisait l’impressionnisme en politique, enseignait la ténacité et érigeait la nécessité de ne pas céder aux autres comme une des vertus cardinales de la politique.

Mais il ne voulait pas se résoudre aux temps nouveaux : la fin du Mur de Berlin, les changements du monde, les métamorphoses de la question sociale.

Il a formé, influencé et même hypnotisé bien des générations de militants de gauche. A sa manière il transmettait un peu d’une culture politique d’avant-guerre. L’homme est mort et je voulais dans ce moment ne me souvenir que de cela. Il fut une référence de ma jeunesse et pas une maladie honteuse à cacher. Et son décès fait revivre en moi évidemment pas une nostalgie, mais des souvenirs d’une enfance politique contrastés.
ajouter un commentaire recommander créer un trackback
commentaires (2)   
Dimanche 20 janvier 2008
publié dans : Actualité
logojdd.gifLe Parti socialiste tient ce dimanche son troisième Forum de la Rénovation. A cette occasion, le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis s'explique sur le processus qui doit permettre au PS de reprendre sa marche en avant. Proche de Dominique Strauss-Kahn, il juge que celui-ci sera indispensable en 2012. Mais prône le "tous ensemble" plutôt que les initiatives personnelles.


"Le PS me désespère", dit Fadela Amara, ministre de gauche du gouvernement Fillon, est-ce qu'il vous désespère aussi?
Oui, parfois. Le PS souffre d'un excès de concurence entre ses dirigeants, ce qui rend son discours cacophonique et le décrédibilise. La question du traité européen en est la dernière illustration.

Elle dit aussi que le PS "a besoin d'un tsunami", vous êtes d'accord?
C'est le gouvernement qui a besoin d'un tsunami, face au remarquable trou d'air du Président dans l'opinion! Sa conférence de presse la semaine dernière constitue un renoncement analogue à celui de Jacques Chirac sur "la fracture sociale" dès l'automne 1995. Il nous dit: les caisses sont vides, c'est le même aveu d'impuissance. L'homme qui murmure à l'oreille des riches ne passe plus chez les Français. Le tort de Nicolas Sarkozy est de se faire le porte-parole d'intérêts particuliers: sur la laïcité ceux des catholiques, sur l'entreprise ceux de l'employeur. Il abîme l'intérêt général, c'est grave. Sur les contrats de travail, les partenaires sociaux viennent de trouver un bon compromis: quand Sarkozy ne s'en mêle pas, l'intérêt général reprend le dessus.

Et à ceux qui parlent du PS comme de la SFIO au soir de sa vie, vous dites quoi?
Nous n'avons pas à nous déterminer par rapport aux critiques. Soyons sérieux, le PS n'est pas déliquescent, il est à la tête de 20 régions, de la moitié des conseils généraux et des plus grandes villes de France! Comment pourrait-il être en bonne forme après trois défaites présidentielles! Mais il montre des signes de redressement. Les trois Forums de la rénovation marquent une évolution idéologique notable qui était nécessaire et doit se poursuivre. Le premier forum a établi qu'être Français, c'est conquérir des droits; le second que, dans la mondialisation, la compétitivité est une nouvelle frontière; et enfin le troisième aujourd'hui que la réussite individuelle n'est pas l'ennemie de la réussite collective.

On ne peut plus dire que le PS est divisé entre ses marxistes et ses socio-démocrates?
On peut dire que le PS a défini le contour d'une nouvelle gauche moderne. Celle-ci doit maintenant travailler à créer un nouvel etat d'esprit plus collectif, à élaborer une justice sociale plus efficace et à bâtir une nouvelle maison de la gauche. Ce sont les trois chantiers préalables à tout le reste.

Vous vous dites "reconstructeur", qu'avez-vous de plus qu'un "rénovateur"?
Foin d'étiquettes, travaillons à la reconstruction de fond en comble de la maison! On ne peut pas critiquer par exemple l'hyperprésidence de Nicolas Sarkozy et souhaiter une hyperprésidence du premier secrétaire du PS. La rénovation ne peut pas être un "tous derrière moi", elle est un "tous ensemble". Finies les postures et les divisions!

Quand Ségolène Royal forme de nouvelles équipes, s'annonce candidate à diriger le PS et à l'élection présidentielle, aide-t-elle ou non à la renovation?
Quand elle s'engage dans les municipales et sonne la charge contre Nicolas Sarkozy, elle joue un rôle utile car Nicolas Sarkozy demande, à travers ces élections, un permis de sévir pour le plan d'austérité qui vient. Quand elle provoque un combat de personnes, elle se fait du mal à elle, et ne facilite pas la rénovation. L'heure n'est pas à cultiver sa singularité. Notre candidat pour 2012 devra se rendre légitime et incontournable par des primaires de toute la gauche en 2011.

C'est un paidoyer en faveur de votre ami DSK, actuellement retenu au FMI?
Je ne sais pas quel sera le paysage politique dans quatre ans, mais je sais que personne ne pourra se passer de DSK pour l'emporter.

Pensez-vous comme Michel Rocard, que Ségolène Royal soit "une certitude de défaite", ou comme Guy Delcourt, député de Lens qui vient de dénier toute légitimité aux "ambitions personnelles" de cette dernière?
Ségolène Royal ne constitue pas, en tous cas, une certitude de victoire. Mais lisez jusqu'au bout les propos de Rocard qui plaide, avec nous, pour un dépassement des boutiques et un travail de fond dans la durée. Quant à la lettre de Delcourt, elle relève d'une crispation du passé, mais Ségolène Royal doit savoir que le PS veut être respecté.

Combien de personnes, selon vous, feraient un bon premier secrétaire?
Elles sont nombreuses, trop nombreuses. Inombrables en fait. Mais personne ne doit oublier qu'avant de se lancer sur le marché, il faut construire un rassemblement majoritaire à l'interieur du PS. Quant à la présidentielle, nul n'en est exclu à priori.

Propos recueillis par Pascale AMAUDRIC pour Le Journal du Dimanche
ajouter un commentaire recommander créer un trackback
commentaires (0)   
Mercredi 16 janvier 2008
publié dans : Médias

undefinedNicolas Sarkozy ou la rupture avec l’intérêt général

Patrick Balkany, jamais avare d’anecdotes sur son « pote », nous avait instruit des larmes d’un Nicolas Sarkozy recevant, des mains d’un père un peu volage et flambeur, une rolex. Etait-ce une réparation symbolique d’une enfance volée ? Toujours est-il que le petit Nicolas aimera ce qui brille.

Et cela tombe bien, la présidence de la République va lui donner l’occasion de satisfaire ce goût pour le « clinquant ». Il fera sien le mot de Bonaparte : « pour moi je n’ai qu’un besoin, celui de réussir ». Nicolas Sarkozy va donc afficher sa réussite avec ostentation.

Nicolas Sarkozy présente, montre, vend son ascension. Alors que la peur de la relégation assaille chaque français. Le moral des ménages est au plus bas. Et la vie chère ronge chaque jour un peu plus le quotidien de toutes les catégories sociales.

Ray ban, chaîne en or qui brille sous la chemise ouverte, mocassins à pompons, montre à « plusieurs patates » au poignet, salaire confortable, voyages en jet privé, notre président reste un grand ados. Même dans ses amours où il poussera sa plainte muette jusqu’à se faire photographier avec sa nouvelle compagne, qui ne pouvait être qu’un top modèle, là où son ex épouse s’était échappée un noël précédent à Petra.

Il ne nous manque que la station de sports d’hiver huppée mais cela ne devrait pas tarder. Tout y est.

Cela fait sourire les bobos, peut impressionner le populo et si le « monde parisien » s’en offusque cela peut rapporter gros.

Car pendant qu’on glose sur la forme, on ne gratte pas trop le fond.

Tout cela n’est pas étonnant quant la politique s’efface le « pipole » prend la place.

Mais il ne faut pas en rester à l’écume des choses et se laisser compter la berceuse de la « glasnosk » Sarkozienne refusant l’hypocrisie. Cette forme de pouvoir absolu est le reflet de notre époque. Elle a une apparence, celle de la jet set mais elle a une réalité, l’espace public sans espace devant la poussée sans limite de l’appétit privé. Une citoyenneté entamée, une représentation délégitimée, des partis dépassés par les sondages, des corps intermédiaires anémiés et un troisième pouvoir médiatique largement asséché, un Parlement plus que jamais godillot et un gouvernement qui a l’impression d’être de trop, jamais un pouvoir n’a été à ce point hors de toutes contraintes. Nicolas Sarkozy est pris par le vertige de sa monarchie médiatique où l’Elysée est devenu le cabinet du Roi et l’étiquette celle de la réussite. Paraphrasant Stendhal dans le Rouge et le Noir, il s’exclame : « Grand dieu, pourquoi suis-je moi ? ». Mais il ne faut pas s’arrêter à cela. Par delà l’apparence, nous devons saisir l’essence même du pouvoir Sarkozien.

Au-delà des échecs criant, sur le pouvoir d’achat, le logement, la santé, la croissance, la dette, et surtout la confiance, le gouvernement a touché à tout mais n’a rien changé.

Ce qui frappe dans la pratique Sarkozyste c’est la rupture avec l’intérêt général.

Le social c’est d’abord l’entreprise, la santé c’est avant tout la dépense, la justice c’est la punition, l’impôt c’est prioritairement l’allègement pour les plus riches, la politique internationale c’est principalement les Etats-Unis. Protection, promotion, prévention, réparation, bref l’intérêt général a disparu de l’action d’un gouvernement ne connaissant que le toujours moins.

Nicolas Sarkozy se veut président acteur dans tous les sens du terme et tranche constamment dans le sens du marché.

Quand la critique affleure, quand le « là ou va-t-on ? » se fait trop pressent. Tant il est vrai que Nicolas Sarkozy est une force qui va mais qui ne sait pas où elle va. Quand l’interrogation se fait forte sur la confusion des genres, le discours s’évade dans la civilisation pour mieux faire discourir. Laurent Vauquier résume benoîtement la méthode dans un « gratuit », « nous occupons l’agenda médiatique pour éviter d’avoir à le subir ». Le rêve de tout monarque, l’habileté de cour et des mots pour échapper au jugement du peuple. Avec comme étendard toujours la même formule « la société c’est moi ».

Encore qu’il est là aussi possible de prendre Nicolas Sarkozy au « défilé » du langage. Du discours de Dakar à celui de Saint-Jean de l’Atran, la civilisation Sarkozienne n’est pas universalisme de la République, mais celle du marché et de la religion.

Derrière le masque contestable d’une présidence jet set perce une réalité chaque jour plus forte… L’intérêt général n’est plus aux commandes du char de l’Etat.

ajouter un commentaire recommander créer un trackback
commentaires (0)   
Mardi 15 janvier 2008
publié dans : Médias
undefinedJe suis l'invité demain de l'émission "Question d'actu" à 11h10 sur LCI.

A demain !
ajouter un commentaire recommander créer un trackback
commentaires (0)   
Lundi 7 janvier 2008
publié dans : Parti Socialiste
forni.jpgC’est avec émotion que j'ai appris le décès, ce week-end, de Raymond Forni, ancien président de l’Assemblée nationale. Homme de convictions, il a porté haut les couleurs socialistes pendant l'ensemble de son parcours politique. J'adresse mes plus sincères condoléances à son épouse, ses enfants et à sa famille.


Jean-Christophe Cambadélis.
ajouter un commentaire recommander créer un trackback
commentaires (1)   

Commentaires

Calendrier

Janvier 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

 
Blog : Techno sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus